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25.05.2008

SARKOZY ! LA RUPTURE ?

la véritable rupture !

Tous les observateurs , à l'exception des commentateurs de France  , ont certainement remarqué que lors de la finale de la coupe de France de Football au Stade de France 2 , le 24 mai ., Nicolas Sarkozy qui a osé bravé les pécheurs , n'a pas voulu risqué les sifflets du public lors de la présentation des équipes avant le match !

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Alors que son gouvernement et lui même s'affichaient au grand complet (François Fillon , Xaxier Bertrand, Rachida Dati, Christine Boutin , Royselyne Bachelot et son valet  Bernard Laporte), Nicolas le Grand n'a pas eu le courage d'affronter les sifflets du public lors de la présentation traditionnelle des équipes et des arbitres !
Cette tache est revenue pour la première fois au Président de la Fédération !
François Mitterand et Jacques Chirac ont toujours eu le courage de braver le public pour satisfaire à cette tradition!
Il s'agit la d'une véritable rupture que les journalistes de France 2 n'ont pas voulu relever.......
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02.05.2008

Comment augmenter son pouvoir d'achat ?

Curieusement , à une époque ou l'on s'interroge sur le financement du R.S.A qui devrait être par la volonté du pouvoir se faire au détriment des bénéficiaires de la Prime pour l'emploi , les médias télévisés sont très silencieux sur l'information parue dans le monde du 30 avril 2008.
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 Une société nommée Gatsby
Christine Dutreil, la directrice de la communication du groupe Wendel, a, comme d'autres cadres, été directement intéressée dans le montage de mai 2007. Elle a reçu 8 millions d'euros en actions, et a mis en place un dispositif fiscal semblable à celui des autres membres de la direction.

Mme Dutreil a créé le 26 mars 2007 une société civile, Harcelor, avec son mari Renaud Dutreil, alors ministre des PME, du commerce, de l'artisanat et des professions libérales du gouvernement Villepin.

Les époux Dutreil, mariés sous le régime de la communauté de biens, apportent chacun 500 euros à Harcelor, domiciliée chez eux. Un mois plus tard, le 24 avril 2007, ils fondent une seconde société, baptisée Gatsby, clin d'oeil à Gatsby le Magnifique, le célèbre roman de Francis Scott Fitzgerald. Le capital de la société civile est de 3 000 euros, déposés à la banque JP Morgan, place Vendôme à Paris.

 

UN PRIX MODESTE

 

Les époux versent chacun 1 499 euros ; leur société Harcelor 2 euros. Christine Dutreil est gérante de Gatsby, domiciliée à la même adresse. Le 3 mai 2007, la Compagnie de l'Audon, qui détient les 324 millions d'euros destinés au management du groupe Wendel, autorise ses associés à vendre leurs parts aux petites sociétés qu'ils ont créées. Mme Dutreil possède 419 712 actions de la Compagnie de l'Audon, achetées 1 euro chacune à partir de décembre 2004. Elle en vend 385 800 à sa société Harcelor, à un prix modeste : 23 388 euros, soit 6 centimes l'unité - les cessions d'actions sont en effet imposées.

 

VIE PRIVÉE

 

Le même jour, la société Gatsby reçoit les 385 800 actions que lui apporte Harcelor, et 33 912 autres actions qui restaient à Mme Dutreil. La valeur du titre, fixée par la Compagnie de l'Audon, est cette fois de 19,17 euros : le portefeuille des Dutreil chez Gatsby vaut ainsi 8 047 490 euros.

Mais il ne s'agit encore que d'actions de la Compagnie de l'Audon, invendables sur le marché. C'est réglé le 29 mai : la Compagnie rachète ses propres actions à ses associés, dont Mme Dutreil, avec des titres Wendel Investissement, cotés sur le marché. La Compagnie les a vendues et rachetées à Mme Dutreil au même prix : pas de plus-value, donc pas d'impôt. Gatsby vaut alors 8 millions d'euros, dont la moitié appartient de facto à l'ex-ministre.

Mme Dutreil, interrogée par Le Monde, a indiqué que ces informations relevaient de sa vie privée. Renaud Dutreil n'a pas souhaité répondre à nos questions.

UNE VIDEO A ECOUTER AVEC ATTENTION !
Un discours en totale contradiction avec les agissements du couple Renaud Dutreil !

02.03.2008

On peut se demander si Les Français connaissent le vrai François Fillon

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Je n'ai jamais compris pourquoi françois Fillon avait une image de Gaulliste social dans les médias . Sa politique conduite dans les gouvernements auxquels il a participé a toujours été à bien des égards réactionnaire .

Il faudrait que nos compatriotes méditent les regrets de François Fillon exprimés ces jours ci au sujet du SMIC.

FRANCOIS FILLON ET LE SMIC.

Le Premier ministre a regretté hier d'avoir augmenté le salaire minimum sous le Gouvernement Raffarin. François Fillon se pose la question " Est-ce que ça a réglé le problème du pouvoir d'achat des Français? Non.

Selon lui au contraire ça a écrasé les salaires et ça a augmenté considérablement le nombre de personne au SMIC contribuant d'une certaine façon à dévaloriser l'effort et à dévaloriser le mérite .

Moralité  : Pour François Fillon si la France a un problème de pouvoir d'achat c'est à cause d'un SMIC trop élevé ! Il faudrait donc selon lui que les salaires soient seulement revalorisés " au mérite et à l'effort "

Pour Monsieur François Fillon les SMICARDS ne font pas d'efforts et ne méritent pas d'augmentation de salaire .

C'est Certainement à cause de cela que le Premier ministre à une cote de popularité encore positive ! Il est donc important que les Français connaissent de mieux en mieux le personnage .

01.03.2008

De quel droit adresse t on l'invective Casse toi !

De quel droit adresse t on l'invective Casse toi !

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TOUCHE MOI PAS ! CASSES TOI !

Une semaine après l’incident du Salon de l’Agriculture, la droite et quelques commentateurs s’efforcent de minimiser l’incident ! Et d’autres estiment que la réplique de Nicolas Sarkozy était très mesurée eu egard à l’insulte vis-à-vis du Chef de l’Etat.

Si  on analyse bien la vidéo  on remarque que c’est bien le Chef de l’Etat qui se dirige vers le citoyen, qu’il tend les mains en direction de celui-ci. Visiblement le personnage n’a pas envie de lui serrer la main et réplique «  touche moi pas « Ce qui n’est pas une insulte ni un manque de respect. Il utilise un langage familier très usité dans notre pays !

Visiblement le Chef de l’Etat touché dans son orgueil démesuré  invective le citoyen «  casses toi «  C’est une réplique scandaleuse ! De quel droit le chef de l’Etat refuse l’accès au salon d’un citoyen  qui n’a pas envie de lui serrer la main.

C’est cette remarque que les commentateurs ont oublié de commenter ! Elle est plus contestable que la seconde «  casse toi pauvre con «.

En conclusion, nous pouvons considérer que Nicolas Sarkozy n’admet le droit de fouler le territoire national qu’à ceux qui n'ont  pas l’envie irrésistible de le toucher !

28.11.2007

Fred Chichin est mort à 53 ans

ADIEU FRED
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Fred Chichin, le guitariste du duo français les Rita Mitsouko, est décédé, mercredi matin, à l'âge de 53 ans,des suites d'un cancer fulgurant
Les Rita Mitsouko, que Fred Chichin avait formés avec sa compagne, la  chanteuse Catherine Ringer, en 1979, avaient dû annuler plusieurs concerts, ces  jours derniers, en raison de l'état de santé du guitariste. Ils auraient dû  notamment se produire, mercredi soir, à L'Olympia. Leur dernier album, Variety, était sorti en avril. Les Rita Mitsouko avaient été les auteurs de nombreux tubes dans les années  80, dont Marcia baila, Y a d'la haine, Andy, Les histoires d'A ou C'est  comme ça.
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24.11.2007

UIMM: Sarkozy savait depuis 2004

ee7537db291bc554f1e40f542c418748.jpgLors des universités d'Eté du MEDEF , dans son intervention Nicolas Sarkozy avançait la proposition de dépénaliser le droit des affaires  et notamment l'abus de biens sociaux ou avec tout au moins la prescription pour ce délit .

Dans le mêm temps Rachida Dati présentait au parlement une loi particulièrement sévère avec des peines planchers pour les récidivistes . Nous avons déjà vu l'aberration de ces peines planchers où pour une infraction mineures , des jeunes étaient condamnés à de lourdes peines de prison ferme .

Parallèlement , nous apprenons la particulière bienveillance de Nicolas Sarkozy vis à vis de ses ministres .On peut citer André Santini mis en examen , Bernard Laporte qui bénéficie de la part du ministère des finances de la non transmission à la justice d'une instruction pour fraude fiscale .

On peut également rappeler que le Parquet s'est saisi lui même d'une plainte afin que l'instruction ne soit pas confiée à un juge afin de protéger le même bernard Laporte .

Aujourd'hui , nous apprenons que Notre président de la République , alors ministre des finances avait mis en sommeil l' affaire concernant Denis Gautier Sauvagnac !

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Lu dans la presse

Le cabinet de Nicolas Sarkozy a été informé en 2004, quand il était ministre des Finances, de retraits en liquide effectués par Denis Gautier-Sauvagnac dans les caisses de l'UIMM, et il n’a rien fait. C’est une bombe lancée par l'hebdomadaire «Marianne» dans son édition à paraître samedi.

Ces retraits, d'un montant de plusieurs millions d'euros, font l'objet d'une enquête de la brigade financière conduite sous l'autorité du parquet de Paris, saisi fin septembre.
Dès le printemps 2004

«Marianne» retrace la chronologie de l’affaire: la cellule anti-blanchiment du ministère des Finances, Tracfin, est saisie dès le printemps 2004 par BNP Paribas d'importants retraits en liquide effectués par Denis Gautier-Sauvagnac dans les caisses de l'organisation, l'UIMM (patronat de la métallurgie), principale fédération du Medef.

Ces retraits à BNP Paribas se montaient, selon «Marianne», à 700.000 euros en 2000, 900.000 euros en 2001, 700.000 euros en 2002, 600.000 euros en 2003 et 300.000 euros de janvier à mai 2004.

«En attente»

En juin 2004, le directeur adjoint de Tracfin, Jean-Marc Maury, en informe une première fois le cabinet du ministre de l'Economie et des Finances de l'époque, Nicolas Sarkozy, son autorité de tutelle.

En septembre de la même année, une note de Tracfin mentionnant que Denis Gautier-Sauvagnac poursuit les retraits en liquide est adressée au ministère dans l'attente d'un feu vert pour sa transmission à la justice.

D'après «Marianne», Tracfin ne reçoit alors «aucune directive autorisant la saisie de la justice» et le cabinet de Nicolas Sarkozy lui demande de mettre le dossier «en attente».

Contacté par l'AFP, l'Elysée n'avait pas réagi vendredi à la mi-journée.

Nommé ministre des Finances en 2005 après un court intérim d'Hervé Gaymard, Thierry Breton «donne au patron de Tracfin la même consigne que Nicolas Sarkozy», affirme «Marianne».

«Tout le monde savait»

D'après l'hebdomadaire, c'est en septembre 2007, soit trois ans plus tard, que le ministère des Finances donne, «avec l'accord de l'Elysée» et donc de Nicolas Sarkozy, son feu vert à Tracfin pour transmettre le dossier à la justice.

Denis Gautier-Savagnac devrait être entendu à la brigade financière au début de la semaine prochaine. Dans «Le Parisien», un ancien chauffeur de l’UIMM affirme que «tout le monde savait que les espèces circulaient en grand nombre.»


D'après AFP

22.11.2007

IL FAUT SIGNER l'APPEL A UN REFERENDUM POUR LE TRAITE EUROPEEN

Des Personnalités lancent un appel unitaire pour un référendum sur le traité de Lisbonne

Un nouveau traité –dit traité de Lisbonne- vient d'être approuvé par les dirigeants européens suite au rejet du projet de traité constitutionnel refusé majoritairement par les Français et les Néerlandais lors des référendums de mai et juin 2005.

C'est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher par référendum.

Sur un sujet qui a tant d'influence sur la vie de chacun et l'avenir de la France, l'organisation d'un nouveau référendum est une exigence démocratique majeure pour notre pays. C'est aussi une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l'adhésion des peuples et la souveraineté populaire.

Le président de la République doit organiser ce référendum. Il y sera contraint s'il n'obtient pas, début 2008, 3/5 des suffrages exprimés des parlementaires pour la modification préalable de la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ainsi les députés et les sénateurs ont le pouvoir d'imposer le référendum, en votant contre cette révision de notre Constitution.

Seule une mobilisation sans précédent des citoyens pourra nous permettre de prendre la parole sur ce nouveau traité. C'est pourquoi des personnalités diverses, les signataires de différents appels déjà lancés sur ce sujet, ont décidé de rassembler leurs efforts au sein d'un Comité National pour un Référendum.

Nous appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondée sur l'adhésion des peuples, qu'ils soient pour ou contre ce nouveau traité, à nous rejoindre pour empêcher un déni de démocratie et exiger la tenue d'un référendum.

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Cet appel peut être signé, avec vos noms, qualités, département, allez sur le site dédié www.nousvoulonsunreferendum.eu.

YVAN COLONNA INNOCENT ET TOUJOURS EN PRISON

Traduction en français de la lettre d´Yvan Colonna, Adressée au journal U Ribombu, en janvier 2001
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Cela fait quasiment 18 mois que j´ai quitté mon domicile. Depuis, je suis sans nouvelles des miens comme eux le sont de moi. Si je m´exprime aujourd´hui c´est pour répondre aux accusations portées à mon encontre.
Pour commencer, concernant la violence politique en Corse, je réaffirme la position que j´ai toujours eue. Pour moi, il s´agit d´actes de résistance face à une politique de négation de notre peuple et de ses droits. Cette position, je la défendrai tant que la question politique ne sera pas résolue. Seulement, cela ne donne à personne le droit de me juger comme cela a été fait jusqu´à aujourd´hui. Je nie avec force les faits qui me sont reprochés dans l´affaire dite de « Petrusella » et l´affaire « Erignac ». Je n´y ai pas participé ! D´après ce que j´ai pu savoir, deux militants nationalistes incarcérés m´ont mis en cause. Depuis plus d´un an une question me taraude : pourquoi ? Il y a sûrement une raison importante à cela. Seulement, ce n´est pas à moi de le dire. D´autre part, je tiens à préciser que je n´ai bénéficié d´aucune complicité au cours de ma fuite. Mon travail qui nécessitait ma présence en montagne m´a alors permis d´échapper au pire. Lorsque je m´apprêtais à regagner mon domicile, j´ai appris que j´étais recherché… mais aussi condamné ! J´ai alors décidé de prendre du recul et j´ai bien fait. Mon père et ses amis socialistes n´y sont pour rien. A ceux qui me demandent de me présenter devant la justice, je répondrai que je suis un homme de conviction et que cette justice qui a condamné Antoine Adami à 11 ans de prison pour deux attentats, qui a aussi incarcéré le pauvre Marcel Lorenzoni à 18 mois avec un dossier vide (et la liste est longue) et qui a relâché après deux mois de détention l´infâme Bonnet et ses sbires qui avaient comme projet celui de relancer la guerre entre nationalistes, cette justice d´exception au service de l´éradication du mouvement national, je ne peux la cautionner. Je ne pense pas un seul instant me rendre à la justice !
Je veux profiter de l´occasion qui m´est donnée pour faire savoir à mon épouse et à mon fils adoré, à ma mère tant aimée, à toute ma famille, à tous mes amis, que je suis en bonne santé et que le moral est d´acier. Je tiens aussi à remercier tous ceux qui, en Corse et ailleurs m´ont témoigné aide et sympathie. Pour terminer, j´exprime ma plus profonde solidarité à toutes les victimes de la répression. Vive le peuple corse. Vive la lutte. Vive la nation corse.

Yvan Colonna, patriote recherché.

21.11.2007

POUR LES MEDIAS Y.COLONNA EST COUPABLE !

Depuis l'arrestation  d'Yvan COLONNA et les déclaration péremptoires de Nicolas Sarkozy sur l'arrestation de l'assassin du préfet , l'ensemble des médias  s'évertue à conditionner l'opinion publique sur la culpabilité d'Yvan Colonna .

Si nous regardons les comptes rendus du procès d'assises , rien ne peut confirmer la culpabilité d'Yvan Colonna mais dans l'esprit des commentateurs , dans la mesure ou Yvan Colonna s'est réfugié dans le maquis c'est qu'il est coupable !

Il faut se souvenir que dés le nom de Colonna est apparu dans la presse à cette époque et le contexte de l'époque on peut comprendre qu'il estimait que coupable ou non , dans le contexte d'une enquête menée par l'antiterrorisme , il irait immédiatement  en prison .

 

En début d'année 2006 , je mettais en cause la détention provisoire et je parlais d'Yvan Colonna .

20/01/2006

LA DETENTION PROVISOIRE EN QUESTION?

LA DETENTION PROVISOIRE EN QUESTION ?

Depuis l'acquittement des accusés de l'affaire d'Outreau  et l'ouverture de la Commission d'enquête parlementaire tous les médias s'offusquent de la détention provisoire et des errements des juges d'instruction .

Dans notre pays , les médias ont des avis sur la justice à géométrie variable !

Dans un premier temps , la télé et les journaux enfoncent les présumés coupables  et conditionnent l'opinion au risque d'un véritable lynchage suivant le lynchage médiatique .

il faut se souvenir du bagagiste de l'aéroport de Roissy présenté par les médias comme un terroriste sans aucune enquête préalable et le silence qui s'en suivit .

Reprenons l'affaire Colonna!

Lorsque Nicolas Sarkozy utilisa les médias lors de l'arrestation d'Yvan Colonna , les médias ont déjà fait le procès en culpabilité d'Yvan Colonna .

Aujourd'hui Yvan colonna est toujours en prison dans une instruction sans aucune transparence et les médias font silence .

Les accusations qui s'effacent après les rétractations des condamnés pour l'assasinat du Préfet Erignac n'ont provoqué aucune ou trés peu d'information !

Enquête sur Yvan Colonna, "plus grave" que l'affaire Outreau, selon ses avocats

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Des avocats d'Yvan Colonna, mis en examen pour l'assassinat du préfet Claude Erignac, en 1998 à Ajaccio, ont estimé jeudi que l'instruction de ce dossier s'inscrivait dans une "logique de construction artificielle de culpabilité", dans une affaire "plus grave" que celle d'Outreau, selon eux.
"Depuis longtemps, nous ne sommes plus dans la logique de l'erreur judiciaire, qui veut dire que la justice se trompe, mais on est passé dans une logique de construction artificielle de la culpabilité" d'Yvan Colonna
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"la raison d'Etat", a déclaré Me Antoine Sollacaro à l'antenne de Radio Corsica Frequenza Mora (RCFM), l'antenne corse de France Bleu.
"Je pèse mes mots: ce qui se passe pour le dossier Colonna est, au plan des principes, autrement plus grave pour la démocratie que ce qui s'est passé dans le dossier Outreau", a renchéri Me Gilles Simeoni, au cours d'un débat auquel les avocats de la famille de M. Erignac, sollicités, ont refusé de participer selon RCFM.
"Nous sommes dans le cadre d'une affaire d'Etat qui écrase tout sur son passage", a martelé Me Sollacaro. Il évoque un "traquenard judiciaire", en réaffirmant que son client est "totalement innocent" et que l'accusation ne parvient à apporter "aucune preuve matérielle de sa culpabilité".
Les deux défenseurs du berger corse ont accusé les policiers et les juges d'instruction d'avoir fait pression sur les gardés à vue depuis l'assassinat du préfet Corse Claude Erignac, le 6 février 1998, et même fait usage de "violences" pour leur tirer aveux et mises en cause d'Yvan Colonna



AUJOURD'HUI 21 NOVEMBRE 2007

Le procès patine , rien e nouveau dans l'accusation , les témoins de l'assassinat ne reconnaissent pas l'accusé ! Le médecin légiste s'interroge sur le tir horizontal peut compatible avec la taille d'Yvan Colonna .

Le préfet Bonnet qui ne l'oublions pas à citer le premier le nom d'Yvan Colonna doute de la culpabilité .

Les deux assassins condamnés ont confirmé qu'ils étaient les tireurs . Aujourd'hui selon les témoignages , il y avait deux personnes et non trois etc .....

Pourquoi la justice a refusé la reconstitution ?

Il fallait à tout prix qu'Yvan COLONNA soit Coupable .

Innocent , je le crois , il est encore en détention provisoire !

700.000 Manifestants pour dire NON à la casse social du gouvernement Sarkozy-Fillon

17 heures. Bernard Thibault, le secrétaire-général de la CGT, annonce près de 700.000 manifestants dans toute la France, essentiellement des fonctionnaires, accompagnés de cheminots et d'étudiants. A Paris, la manifestation a rassemblé au moins 70.000 personnes selon la FSU. En province, les défilés ont rassemblé 60.000 personnes à Marseilles, 30.000 à Bordeaux, 25.000 à Rennes, 4.000 à Strasbourg, 15.000 à Lyon, 30.000 à Toulouse.
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Manifs: beaucoup de monde à Paris...

Dans le cortège parisien, cheminots, fonctionnaires et étudiants battent le pavé ensemble mais chacun pour ses raisons: régimes spéciaux, pouvoir d'achat et suppressions de postes, autonomie des universités...

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Cheminots, enseignants, personnels de la santé, fonctionnaires des impôts, intermittents du spectacle, étudiants, lycéens... Ils étaient plusieurs dizaines de milliers (70 000 selon la FSU) à manifester cet après-midi à Paris de la place d'Italie aux Invalides, pour protester à la fois contre la réforme des régimes sociaux, la baisse du pouvoir d'achat, les suppressions de postes dans la fonction publique, la défense du service public, la loi pour l'autonomie des universités.

Déjà, dans le métro en direction de la place d'Italie, bondé pour cause de grève, l'ambiance est au rassemblement. «Lâchez pas, on est avec vous, les usagers avec les grévistes!», lance un passager à un groupe d'agents SNCF occupés à réviser leurs slogans, tandis qu'un autre interpelle le conducteur : «Terminus, tout le monde descend, viens faire grève avec nous!». Ce qui déclenche l'enthousiasme d'une sexagénaire : «C'est comme en mais 68, tout le monde se parle!».

Place d'Italie, sous la pluie et enfumée par les fumigènes, on tient son parapluie dans une main et une pancarte ou un verre de vin chaud dans l'autre. De l'aveu de beaucoup, le mouvement a un caractère un peu «fourre-tout». Les slogans restent d'ailleurs assez généraux:
«Ensemble pour les salaires, l'emploi et les services publics», «Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, on n'en veut pas de cette société là». Mais, assure le gros des manifestants, l'important est de «faire bloc», «d'être solidaire», «d'être là en masse». Dans le carré de tête, l'union semble moins évidente, chaque leader syndical étant soucieux de plaider pour sa chapelle. Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, souligne que «la jonction est factuelle, ce n'était pas un plan pré-établi». Alain Olive, secrétaire général de l'Unsa, renchérit: «On n'a jamais été pour une confusion des mouvements. L'intérêt pour des fonctionnaires et des agents est que leurs problèmes soient traités de manière séparée.»

A l'arrivée de François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, et qui avait appelé à la suspension du mouvement dès vendredi, huées et insultes pleuvent: «Chérèque-trahison», «Chérèque au gouvernement». Le climat se tend, jusqu'à ce que le leader syndical soit contraint de quitter les lieux, protégé par le service d'ordre.

Parmi les revendications des fonctionnaires, la hausse du pouvoir d'achat arrive en tête. «Quand Eric Wœrth (ministre du Budget et de la Fonction publique, ndlr) prétend que nous sommes augmentés de 3,5% chaque année, moi je lui montre mes fiches de salaire quand il veut !, s'emporte Josiane, fonctionnaire des impôts à Choisy-le-Roy. C'est un mensonge, et c'est méprisant. Je suis cadre B, j'ai 32 ans de boutique, je touche 2100 euros nets par mois, dont 30% de primes. Notre seul privilège, c'est la sécurité de l'emploi. C'est la première fois que je vois l'ensemble de mon bureau faire grève. Aujourd'hui, ce qui nous attend, c'est travailler plus pour gagner moins.»

Marie-France et Isabelle, infirmières à Poissy, réclament «au moins le droit de prendre (nos) RTT et le paiement des heures supplémentaires», mais sentent bien que «au milieu de toutes ces revendications, le problème du secteur de la santé est inaudible». Elles auraient préféré un mouvement spécifique, «mais c'est de plus en plus difficile, dès qu'on veut faire grève on est assignées. Là, c'est exceptionnel».

Du côté des enseignants, on est venus en nombre pour dénoncer la baisse du pouvoir d'achat et les suppressions de postes. Eric et Cécile, respectivement professeur des écoles et CPE à Argenteuil, ont chacun trois ans d'ancienneté. «Ce métier, on l'a choisi par vocation et pas pour de quelconques privilèges, on ne compte pas nos heures», assurent-ils de concert. «On n'est pas résignés, c'est justement parce qu'on aime ce qu'on fait et qu'on croit en l'école qu'on réclame des postes et des moyens», poursuit Eric, «fils d'ouvrier qui doit beaucoup aux enseignants».

Etudiants et lycéens ferment le cortège. Ils disent être là «autant pour la défense du service public que pour contrer la loi LRU. L'un ne concurrence pas l'autre». Mais comptent bien se «recentrer sur (nos) propres revendications dans les jours qui viennent».

... et en province

Beaucoup de monde dans les manifs de fonctionnaires en province.

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A Lyon, les mouvements sociaux démarrent souvent lentement. Pas cette fois.

16.000 personnes ont arpenté les rues mardi matin selon les organisateurs. Un cortège dont les revendications mêlent le pouvoir d’achat, les retraites, la survie des services publics et de l’autonomie des universités…

"On est 2.000, non ?", demande Sandra, inscription "fonction publique à vendre" tracée en vert sur le visage. Plus. A Strasbourg, les fonctionnaires en grève sont plus de 4.000. Ils défilent dans le froid et la grisaille pour la défense de leur pouvoir d'achat et du service public.

A Toulouse, beaucoup de grévistes ont préféré prendre la manifestation en marche que de rendre à son point de départ, place Saint-Cyprien. Au point que le défilé a dû attendre une heure pour se mettre en marche, le temps de s’étoffer un peu. Pour animer le sur place, quelques feux et pétards du côté des camions des syndicats, quelques trompettes du côté des étudiants et jeunes employés de la fonction publique.

 

20.11.2007

SOLIDARITE AVEC CEUX QUI MANIFESTENT AUJOURD'HUI LE 20 NOVEMBRE 2007

Manifestation mardi 20 novembre

Soutien à la manifestation du mardi 20 novembre.

 

Le mécontentement monte dans le pays. Les belles promesses de M. Sarkozy sont déjà oubliées. Après003-copie-8.jpg avoir fait 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux plus riches ,après s'être augmenté de 206%, le gouvernement multiplie les ponctions sur le pouvoir d’achat des Français : franchises médicales, absence de mesures d’atténuation de la hausse des prix des carburants, etc.

Les salaires ne suivent ni dans le privé, ni dans la fonction publique. Le désengagement de l’Etat se généralise, avec la fermeture de tribunaux, la disparition de services publics, l’arrêt du service de fret SNCF. Loin de la soi-disant « ouverture » du début de mandat, nous voyons aujourd’hui un gouvernement fermé, refusant d’ouvrir de vraies négociations, tant sur les retraites que sur les universités, préférant la politique du pire à la recherche de solutions d’avenir largement concertées.

C’est pour sa qu'aujourd'hui nous devons tous manifester en ce Mardi 20 Novembre 2007 !!!

Mouvement social : Contre l’intérêt général, le gouvernement persiste à refuser l’évidence

Cinq jours que le mouvement social dure et le gouvernement continue, au risque d’aller à la catastrophe, de mettre en scène sa pseudo fermeté à l’égard des légitimes revendications des salariés en lutte.

Fidèle à sa méthode de gouvernernement qui consiste à jouer une partie de l’opinion contre l’autre, le 001-copie-11.jpggouvernement joue la montre et parie sur la crise en instrumentalisant de drôle de manifestation bien peu spontanée. En effet qui peut raisonnablement croire à la sincérité de slogan tel que « fillon tiens bon » entendu cet après midi dans une manifestation aux cortèges bien maigrelets malgrè le soutien chiffré de la préfecture de Police (organisateur et préfecture donnant, chose rarissime, le même nombre de manifestants).

L’attitude gouvernementale devrait être tout autre. Il s’agit maintenant, au lieu de stigmatiser les titulaires de régimes de retraite liés la pénibilité de leur travail en les rendant responsable du déficit du régime général, de s’attaquer à une réforme du financement qui ferait que le capital cotise au même niveau que les salariés. Mais au mépris de l’intérêt général, le gouvernement refuse l’évidence et préfère continuer dans sa logique désastreuse de bouc émissaire.

Cinq lycées bloqués et 128 AG contre la loi Pécresse

Quatre lycée de Basse-Normandie et un à Lille sont bloqués depuis ce matin pour protester contre la loi d'autonomie sur les universités. Selon la Fidl, des AG se sont tenues dans une quarantaine de ville. Le syndicat lycéen appelle à la mobilisation jeudi.

Cinq lycées, dont quatre établissements de Basse-Normandie un à Lille, étaient bloqués lundi 19 novembre au matin pour protester contre la loi Pécresse sur les universités. Selon le syndicat lycéen Fidl, 128 assemblées générales devaient avoir lieu lundi dans les établissements secondaires.
002-copie-8.jpgLe blocage concernait, en Basse-Normandie, les lycées Jean Rostand et Augustin Fresnel à Caen, Salvador Allende à Hérouville-Saint-Clair, dans la périphérie de Caen, et Louis Liard à Falaise.
D'autres lycées de Caen et de sa périphérie notamment organisaient des assemblées générales dans la matinée afin de décider du blocage ou non de leur établissement.
Le lycée Fénelon de Lille était lui aussi bloqué lundi matin par des élèves et les cours ont été suspendus pour la journée par la direction de l'établissement.

Les accès au lycée ont été bloqués dès 7h30 par des élèves de l'établissement et une assemblée générale s'est tenue dans la cour, selon la direction du lycée situé en centre-ville.
Une très large majorité d'élèves s'est prononcée pour le blocage de l'établissement jusqu'à jeudi et la direction a alors décidé de suspendre les cours pour la journée de lundi.
La Fidl a fait état lundi de "128 assemblées générales" dans des lycées.
Dans un communiqué, le syndicat a assuré que des AG lycéennes s'étaient tenues dans une quarantaine de villes, parmi lesquelles Paris, Lyon, Marseille, Caen, Bordeaux, Annecy, Meaux ou Lons-le-Saulnier.
Elle a appelé "l'ensemble des lycéens à se mobiliser jeudi 22 novembre", jour de manifestation décidé par la coordination nationale étudiante dimanche à Tours, pour protester contre "l'instauration d'une inégalité légale dans l'Enseignement supérieur par la loi Pécresse".

Le syndicat lycéen a annoncé pour cette journée "des assemblées générales, des sit-in, des happenings sur le thème du retrait de la loi Pécresse, des manifestations, des blocages".
La Fidl avait également souhaité que les lycéens participent aux manifestations liées à la grève de la Fonction publique prévues mardi 20 novembre.
L'Union nationale lycéenne (UNL) a elle aussi enjoint les lycéens à "participer massivement à la mobilisation du 20 novembre" aux côtés des principales fédérations de l'Education "contre la casse du service public d'éducation".

SARKOZY ET LE POUVOIR D'ACHAT ?

POUR LES PLUS RICHES !

La priorité de Nicolas Sarkozy s'est attaché dés son élection de faire voter les cadeaux fiscaux pour les plus riches 15 milliard d'euros sans se préoccuper du déficit budgétaire !

POUR LES AUTRES ?

C'est la franchise médicale qui pénalise les malades  et encore aujourd'hui une mesure dont les médias se sont abstenus de commenter c'est la fin de l'exonération de la redevance télé !

Qui se souvient des promesses de Nicolas SARKOZY comme par exemple c'est de revaloriser les petites retraites de 25% ! Qu'en est il aujourd'hui ?

Par contre dans son programme rien de mentionné la fin de l'exonération de la redevance Télé qui avait été mis en place en faveur des plus démunis et des personnes âgées non imposables .

Voila ce qui différencie notamment une politique de droite et une politique de gauche !

Plus d'exonération pour la redevance télé

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Les 780.000 foyers jusqu'alors exonérés du paiement de la redevance audiovisuelle ne le seront plus dès 2008.

es 780.000 foyers jusqu'alors exonérés du paiement de la redevance audiovisuelle ne le seront plus dès 2008, a prévenu une porte-parole du ministère du Budget lundi 19 novembre, interrogée par l'AFP.
Ils devront débourser les 116 euros de cette taxe à compter de cette date.
"Une loi a été votée il y a trois ans, il n'y a pas de dispositif prévu et, à ce stade, la loi s'applique", a-t-on indiqué au ministère.
Les handicapés -près de 28.000 foyers- continueront en revanche de bénéficier de cette exonération.

Economiser sur les frais de collecte

La loi de 2004 prévoyait l'adossement de la redevance sur la taxe d'habitation et a permis d'économiser 100 millions d'euros sur les frais de collecte.
Mais cette réforme assujettissait à la redevance des personnes jusqu'alors exonérées, principalement des personnes âgées modestes.
Le Parlement avait alors prévu un dispositif leur assurant une exonération de trois années supplémentaires (jusqu'en 2007).

Réintroduire cette exonération pour les plus de 60 ans

Le Parti socialiste a répondu qu'"il n'était pas acceptable de revenir sur l'exonération de la redevance télé pour les personnes âgées", par la voix de Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, le Premier secrétaire. "On doit réintroduire cette exonération pour les personnes de plus de 60 ans", a-t-il souligné.
Lors de l'examen du budget média vendredi par l'Assemblée nationale, le député PS de Paris, Patrick Bloche, avait souligné pour sa part, la "bombe à retardement" que représente la réintégration brutale de "880.000 foyers", jusque là exonérés, dans la catégorie de ceux qui payent la redevance (116 euros).

 

19.11.2007

APRES LE DISCOURS DE DAKAR NICOLAS SARKOZY CONFIRME SES PENCHANTS RACISTES

Beaucoup d'entre nous avaient été choqués par le Discours de Nicolas Sarkozy à Dakar ! On se souvient aussi des accusations fondées de BHL à propos de ce Discours de Nicolas Sarkozy.

Aujourd'hui , lors de ses entretiens avec des dirigeants européens , Le président Nicolas Sarkozy laisse apparaître un penchant très marqué pour le racisme et un problème avec les musulmans .

En outre ses homologues européens ont noté une absence totale de la maîtrise de ses nerfs !

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Quand Sarkozy parle des musulmans

Le président aurait dénoncé, lors de discussions avec ses partenaires européens, le "trop grand nombre de musulmans présents en Europe".

Le président Nicolas Sarkozy aurait dénoncé, lors de discussions avec ses partenaires européens, le "trop grand nombre de musulmans présents en Europe", rapporte le journaliste Jean Quatremer dans Libération, lundi 19 novembre.
"Nicolas Sarkozy, recevant le Premier ministre irlandais, Bertie Ahern, le 21 septembre, puis le Premier ministre suédois, Frederik Reinfeldt, le 3 octobre, se serait livré à une véritable diatribe antimusulmane devant ses invités", écrit Jean Quatremer, reprenant des informations publiées la semaine dernière sur son blog.

"Choc de civilisation"

Selon les sources de Jean Quatremer, "le chef de l'Etat s'est lancé dans un discours confus d'une vingtaine de minutes, 'dans un langage très dur, très familier, choquant pour tout dire', contre le 'trop grand nombre de musulmans présents en Europe' et leurs difficultés d'intégration".
Le président de la République "a aussi décrit de façon apocalyptique le 'choc de civilisation' qui oppose les musulmans à l'Occident. Le tout, manifestement, pour justifier son opposition à l'adhésion de la Turquie à l'Union. Mais ses interlocuteurs en ont, en tout cas, retiré la désagréable impression que Sarkozy, non seulement avait un sérieux problème avec les musulmans, mais avait du mal à maitriser ses nerfs", poursuit le journaliste.
Jean Quatremer précise qu'il s'agit là du point de vue des deux délégations. Il rappelle que Nicolas Sarkozy, "qui a un langage en privé mais aussi en public souvent brutal, s'est déjà illustré en parlant de 'l'homme africain' qui refuserait l'idée de progrès".

10.11.2007

LA FRANCHISE MEDICALE EN QUESTION ?

TRIBUNE PUBLIEE LUNDI DANS LE JOURNAL LA CROIX



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Franchises médicales : la triple erreur

 
Pour financer nous dit Nicolas Sarkozy, les programmes de recherche sur des maladies graves, faisons appel au porte-monnaie des malades y compris des plus modestes. Plutôt que de porter remède aux lacunes de notre système. Il y a là une triple faute : insécurité sociale, erreur sanitaires, inefficacité économique.
 
1/ Insécurité sociale, tout d'abord.
 
C'est une aberration de faire financer les programmes de recherche utiles pour les malades de demain par les malades d'aujourd'hui. Même si des exonérations sont prévues, la contribution va peser de manière uniforme sur tous ceux qui  doivent prendre des médicaments ou recourir à des soins, alors même que la contribution de chacun à l'assurance-maladie est proportionnelle aux revenus. De manière insidieuse, on revient sur les principes de la sécurité sociale chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins), illustrant une fois de plus la volonté de la droite de remettre en cause les assurances publiques universelles, pour favoriser la marchandisation de la santé. Une fois de plus, ce sont les personnes âgées à faible revenu et  les salariés les plus faiblement rémunérés qui vont consacrer une part plus importante de leurs revenus à leur protection sociale. On pourrait  objecter que les montants sont faibles mais nous savons d'expérience qu'une fois que le principe est acquis, ce genre de prélèvements augmente au fil des ans, sous la pression du déficit des comptes sociaux.

La fixation de son montant par un simple décret et non son inscription dans la loi renforce cette perspective. En outre, ils viennent d'ajouter à une série de mesures déjà très sensibles pour les ménages : forfait de 1 à 4 euros par consultation, autre forfait de 18 euros à l'hôpital, déremboursements de toutes sortes. Lors de l'instauration de la franchise sur les consultations médicales, ses inspirateurs avaient indiqué qu'il  s'agissait d'une mesure exceptionnelle. A quand la franchise sur tous les actes ? A quand de nouveaux déremboursements déguisés par la hausse de ces franchises ? En vérité, les classes modestes et moyennes sont celles qui vont être  progressivement orientées vers les assurances privées, pour couvrir toutes ces charges nouvelles, laissant au bord de la santé tous ceux qui n'ont pas les moyens de financer une couverture complémentaire et l’accès au soin doit rester une sécurité de base.

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2/ Erreur sanitaire ensuite.
 
Ces franchises s'appuient sur l'idée que l'on pourrait, étant malades, faire le choix de consommer moins de soins dès lors qu'on serait sensibilisé aux coûts. Outre que c'est le médecin qui  prescrit et non le malade qui décide, allez expliquer aux personnes qui ont été jugées suffisamment malades pour être prises en charge à 100 % (les diabétiques, les cancéreux, les personnes atteintes par le VIH…, tous ceux qui souffrent d'une maladie longue et coûteuse, y compris comble de l’ironie les patients atteints de maladie d’Alzheimer) que c'est à elles que reviendra en priorité la charge de financer les dépenses d’assurance-maladie. L’affectation de cette nouvelle contribution à la recherche sur une autre maladie est un leurre, comme en témoignent les comptes présentés par le Gouvernement.. Toutes les études montrent que l'on doit donner la  priorité à la prévention, au traitement et au dépistage précoce des affections, au bon suivi des traitements. C'est un enjeu de santé publique fondamental, car se soigner tôt évite le plus souvent des dépenses plus lourdes ultérieurement. Inviter le malade à peser sur le  choix des prescriptions en le faisant payer est donc un contresens qui pourrait se révéler très dommageable pour la santé des Français à moyen terme. C’est d’autant plus pernicieux que déjà 13 % des Français restreignent  leurs soins pour des raisons financières. Il est donc absurde de faire payer une franchise aux malades chroniques alors que même les petites dépenses sont indispensables.

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3/ Inefficacité économique enfin.
 
Toutes les études sur  la compétitivité et  l'attractivité de notre pays, montrent que l'un des points forts de la France est précisément la qualité de son système de santé et les conditions d'accès aux soins, malgré les attaques dont il est l’objet. S'il existe des rigidités dans certains domaines, que j'avais moi-même soulignées en proposant que le dialogue social accorde plus d'agilité aux entreprises exposées à la concurrence, il est économiquement contre-productif de s'attaquer à l'un des points forts de notre compétitivité par une approche erronée. Ce dont notre pays a besoin, c'est de travailleurs bien formés, motivés par une juste rémunération et rassurés par l'existence d'une sécurité sociale qui leur permet de se concentrer sur leur vie professionnelle et leur épanouissement. Il est donc primordial que des mesures soient prises pour restaurer l’équilibre des comptes sociaux pour conserver cet acquis économique du pays.
 
C’est d’autant plus vrai qu’il existe d’autres solutions. Le produit de cette nouvelle taxe sur les malades (800 millions d'euros) aurait pu être trouvé en faisant des économies. Je propose comme je l’avais déjà fait une réduction des 60 milliards d'aides aux entreprises, dont chacun sait qu'une grande partie bénéficie à des secteurs protégés qui n'en ont pas besoin et dont la Cour des Comptes a très justement souligné les manques de justification.  Il est surtout nécessaire d’engager une réforme sur l’offre de soins, la meilleure coordination entre médecine de ville et hospitalière, le renforcement de toutes les actions de précautions et le lancement de programmes de recherche européens pour faire baisser le coût des soins.


Cartes « compétences et talents »

Comment la France peut elle accepter après les tests ADN, la carte compétences et talents, nouvelle trouvaille de Brice Hortefeux !




Les premières cartes "compétences et talents" seront distribuées avant la fin de l'année, promet le ministre, qui souhaite en faire bénéficier, chaque année, 2000 immigrés qualifiés triés sur le volet.

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Comme le prévoyait aussi la loi de 2006, les étrangers devraient pouvoir désormais accéder plus facilement à des professions dans les bassins d'emplois marqués par des pénuries de main-d'œuvre. Le ministre a présenté à cette fin deux listes de métiers "en tension", pour lesquels la situation de l'emploi ne sera plus opposable. La première porte de 61 à 152 les métiers ouverts aux Européens, par extension du régime "transitoire" auquel sont soumis les ressortissants des nouveaux Etats membres sur le marché du travail. La liste couvre un large éventail de professions dont certaines exigent peu de qualification : laveur de vitres spécialisé, bûcheron ou agent de nettoyage.


Destinée aux ressortissants des pays tiers, la seconde liste est en revanche beaucoup plus restreinte. Elle répertorie trente professions exigeant, pour la plupart, des diplômes de l'enseignement supérieur. "Nous avons choisi de ne pas ouvrir l'immigration de travail dans des secteurs peu qualifiés car, avant de recourir à une main-d'œuvre en provenance de l'étranger, il faut d'abord accompagner vers l'emploi les chômeurs présents en France, qu'ils soient français ou étrangers", a justifié le ministre. Difficile toutefois de laisser penser que la France ne va ouvrir ses portes qu'à des mathématiciens du Mali. Cette liste restreinte de 30 professions pourra donc être complétée, dans le cadre d'"accords bilatéraux de gestion concertée des flux migratoires". Le ministre donne en exemple l'accord signé le 25 octobre avec la République du Congo, qui prévoit d'accueillir, en France, 100 jeunes professionnels, et de délivrer 150 cartes "compétences et talents".


"Signal fort" Cette ouverture du marché du travail a pour contrepartie la lutte contre l’immigration.


Si l’on fait un peu de prospective, à quand le ministre proposera t il en France pour les citoyens un carte de Talents et de compétence donnant accès au x emplois disponibles ! Pour tous les autres, sait on jamais un visa pour immigrer………..

09.11.2007

ONU: Sarkozy accusé de légitimer intellectuellement le racisme

Beaucoup d'entre nous avaient été choqués par le Discours de Nicolas Sarkozy à Dakar ! On se souvient aussi des accusations fondées de BHL à propos de ce Discours de Nicolas Sarkozy .

Aujourd'hui C'est à l'ONU que les propos de Nicolas Sarkozy sont légitiment contestés !

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Au moment même où il savourait son triomphe à Washington, le président français était étrillé, aux Nations Unies, à New York, pour un autre de ses discours, celui prononcé le 26 juillet dernier, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, au Sénégal. Dans les sous-sols du bâtiment de verre, Doudou Diène, Rapporteur spécial de l’ONU sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée (sic) s’est inquiété, devant une commission de l’Assemblée générale, d’une tendance récente à la "légitimation intellectuelle du racisme (…) sous couvert de la défense de l’identité et de la sécurité nationale".

Le discours de Dakar et les tests ADN

Il a cité deux exemples: le Prix Nobel de médecine James Watson, contraint à la démission pour ses propos sur l’infériorité intellectuelle des Africains… et Nicolas Sarkozy pour son discours de Dakar ! "Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire" (…) "Le problème de l’Afrique, c’est qu’elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l’enfance" (…) "Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès" déclarait le président français dans cette adresse à la jeunesse africaine, rédigée, comme d’ailleurs l’éloge de l’Amérique prononcé devant le Congrès des Etats-Unis, par sa "plume" Henri Guaino.

"Dire que les Africains ne sont pas entrés dans l’histoire est un stéréotype fondateur des discours racistes" des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècle a tranché Doudou Diène à la tribune des Nations unies. Il a témoigné de la "blessure profonde" causée par le discours de Dakar chez les intellectuels africains. Et pour enfoncer le clou, ce juriste sénégalais, nommé expert indépendant sur le racisme en 2002 par la défunte Commission des droits de l’homme de l’ONU, a dénoncé l’utilisation des tests ADN pour le regroupement familial, qui contribue selon lui à la "stigmatisation de l’immigré".

Accusations "infondées et irresponsables"

Cette offensive anti-sarkozyste, alors que le président français se faisait adouber par le tout-Washington, a suscité un vent de panique chez les diplomates français en poste à l’ONU. Ils se sont empressés de condamner les accusations "infondées et irresponsables" de Doudou Diène, en expliquant que, dans ses discours comme dans ses actes, le chef de l’Etat avait toujours démontré que la lutte contre le racisme faisait partie de ses priorités.

La nomination de ministres issus de l’immigration est souvent présentée comme un engagement contre les discriminations. A la Maison Blanche, Nicolas Sarkozy s’est d’ailleurs affiché avec Rachida Dati et Rama Yade. "A l’époque coloniale, il y avait plus de ministres d’origine africaine dans les cabinets de la République et les assemblées qu’aujourd’hui", notait perfidement l’historien camerounais Achille Mbembe, en août dernier, dans sa réponse au vitriol au discours de Dakar

04.11.2007

SARKOZY SE DONNE EN SPECTACLE ?

Comment ne pas douter de la sincérité de la démarche du Président de la République ?

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La décision de Sarkozy d'aller lui même chercher les Journalistes et les Hôtesses Espagnoles et de les conduire à Madrid nous fait douter de la sincérité de la démarche .

Pour Nicolas sarkozy tout est Politique Spectacle ! On pourrait aller jusqu'à envisager un accord entre le Président Tchadien et La France sur cette affaire montée de toute pièce .

Quoi qu'il en soit , Nous attendons de notre Zorro national qu'il déploie autant de zèle à faire revenir en France les membre de l'Arche de Zoè et du Pilote Belge !

Nicolas Sarkozy est en route pour N'Djamena, au Tchad, où il doit rencontrer son homologue tchadien Idriss Déby afin d'évoquer la situation des Européens poursuivis dans le cadre de l'affaire "Arche de Zoé", annonce l'Elysée dimanche dans un communiqué.

 

"Le président de la République est en route pour N'Djamena pour y rencontrer son homologue tchadien M. Idriss Déby Itno", peut-on lire dans le communiqué de l'Elysée.

L'entretien des deux présidents portera notamment sur la protection consulaire de nos ressortissants et sur la coopération judiciaire entre le Tchad et la France dans le cadre des instructions ouvertes dans les deux pays", précise le texte.

La justice tchadienne a entamé samedi les auditions des Européens inculpés pour enlèvement et escroquerie dans l'affaire de l'"Arche de Zoé".

Les 16 Européens - neuf Français et sept Espagnols - ont été interpellés le 25 octobre à Abéché, dans l'est du Tchad, alors qu'ils tentaient d'emmener en France 103 enfants africains âgés d'un à dix ans

03.11.2007

POURQUOI VOULOIR A TOUT PRIX DISCREDITER L'ACTION DE L'ARCHE DE ZOE

Parce que la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme s'est permis d'attaquer tout azimut L'arche de Zoé au risque de donner des arguments accusateurs au président du Tchad , il est de bon ton de surenchérir sur les affreux de cette association .

Le Témoignage du Médecin ayant à titre bénévole participé à cette opération peut apporter à nos compatriotes un autre éclairage qui aider à comprendre les effets néfastes de ce que l'on peut appeler la propagande !

Rentré d'Abéché juste avant les arrestations, un médecin décrit l'action de L'Arche de Zoé
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Pendant deux mois, une quinzaine de médecins, d'infirmières et de pompiers secouristes français se sont relayés pour soigner les enfants regroupés dans le camp de L'Arche de Zoé à Abéché, dans l'est du Tchad. Parmi eux, Dominique Gladin, médecin urgentiste à l'hôpital d'Argenteuil, s'est occupé du petit dispensaire entre le 3 et le 20 octobre, dans le cadre d'une action humanitaire bénévole. Il l'a échappé belle : "Il était prévu que j'accompagne les enfants dans l'avion qui les transporterait en France. L'opération a pris du retard, et je suis rentré seul car je devais reprendre mon travail à Argenteuil. Si l'équipe avait tenu son planning, je serais en prison au Tchad en ce moment", dit-il.

Au début, tout semblait simple. Au cours de l'été, le docteur Gladin entend des amis médecins parler d'une mission de courte durée au Tchad et se porte volontaire : "La proposition venait de collègues sérieux. En plus, les pompiers d'Argenteuil, avec qui je travaille régulièrement, connaissaient l'association et la soutenaient."

Le docteur Gladin est persuadé d'avoir fait du bon travail : "Les médias disent que les gamins sont en bonne santé, mais ils oublient de préciser que c'est grâce à nous : quand ils nous arrivaient, beaucoup étaient malades ; nous les avons soignés. A son arrivée, chaque enfant était ausculté, on lui posait un petit bracelet pour l'identifier, on constituait son dossier médical."

Le travail était épuisant, mais l'ambiance excellente : "Les habitants du voisinage nous connaissaient et nous appréciaient." L'équipe fréquentait également le contingent de l'armée française basé à Abéché : "Il y avait un poste de télé au mess des officiers ; nous sommes allés voir la demi-finale de la Coupe du monde de rugby. Eux aussi venaient chez nous, pour discuter ou boire un coup."

 

SITUATION INEXTRICABLE

 

Peu à peu, le docteur découvre le fonctionnement de l'équipe : "Nadia, l'infirmière, travaillait avec moi, elle faisait bien son boulot. "Doudou" (Dominique Aubry), le pompier de Narbonne, s'occupait de la logistique, il a été très efficace."

Eric Breteau, le chef, était constamment en déplacement, mais Dominique Gladin a discuté quelquefois avec lui, pendant le dîner : "J'ai tout de suite vu que c'était un fonceur, qu'il irait jusqu'au bout. Son charisme est évident ; il a une forte influence sur son entourage. En même temps, il est calme, chaleureux, et sait écouter les autres. Quand il m'a expliqué qu'il voulait emmener une centaine d'orphelins soudanais en France, je n'ai pas porté de jugement, ce n'est pas mon rôle. Je me suis simplement dit que ce serait très compliqué, mais que seul un type de cette trempe pourrait peut-être réussir un coup pareil."

Il remarque aussi le rôle essentiel joué par Emilie Lelouch, 30 ans, l'amie d'Eric Breteau : "Elle gérait l'antenne de l'association à Adré, près de la frontière avec le Soudan, à sept heures de piste d'Abéché. Elle était en contact direct avec les tribus et les responsables des camps qui lui amenaient des enfants. Tous les gamins transitaient par elle. Elle constituait un petit dossier pour chacun, avec son nom, le nom de l'adulte qui l'avait amené, sa situation familiale, son village d'origine, etc. Ce sont des documents précieux. J'espère qu'ils referont surface. Ils permettront d'éclaircir beaucoup de choses."

Avec le recul, il estime que L'Arche de Zoé essayait de travailler le plus sérieusement possible, mais que la situation sur le terrain était inextricable : "Parmi les enfants qui sont arrivés jusqu'à mon dispensaire, certains sont repartis après quelques jours. Apparemment, on s'était aperçu qu'ils n'étaient pas orphelins, et ils ont été rendus."

Difficile également de déterminer la nationalité de certaines communautés : "Entre le Tchad et le Soudan, il y a un no man's land, une longue bande de 30 kilomètres de large, qui est habitée. A quel pays appartiennent ces gens ?"

Aujourd'hui, en tant que médecin, il s'inquiète avant tout pour Jacques Wilmart, le pilote belge, âgé de 75 ans, ancien commandant de Boeing 747 pour la Sabena. Il pilotait le petit avion de sept places acheté par l'association pour transférer les enfants d'Adré vers Abéché : "C'est un vrai "pro", impeccable. C'est aussi un chic type. Il connaît bien l'Afrique, il était aux anges. Pour lui, c'était une dernière occasion de se rendre utile en faisant ce qu'il aimait."

02.11.2007

Diplôme de Rachida Dati : le «Canard enchaîné» sort le document

Pour un Quidam quelconque avoir enjolivé son CV c'est grave mais cela peut se comprendre , Pour un candidat à la magistrature c'est grave mais pour un Ministre de la Justice c'est très grave !

Rachida Dati doit effectivement être sous pression mais cela ne peut justifier  les menaces à l'adresse des médias !

Quant on veux s'attaquer à la petite délinquance , on doit être comme la femme de César " Irréprochable "

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Le curriculum vitae de la Garde des Sceaux indique pour l’année 1993 «MBA du groupe HEC» avec la mention «ancienne élève de l’Institut supérieur des affaires». Dati se défend d’avoir fait état d’un diplôme qu’elle n’avait pas pour intégrer l'Ecole nationale de la magistrature

«Elève Rachida, au piquet !» L’injonction est du Canard Enchaîné, qui publie aujourd’hui l’extrait du curriculum vitae qui figure au dossier administratif de Rachida Dati. Un CV qui indique, pour l’année 1993, «M.B.A. du groupe H.E.C.» avec la mention «ancienne élève de l’Institut supérieur des affaires». En réalité, comme L’Express l’a révélé, la Garde Sceaux n’a jamais obtenu le diplôme. Rachida Dati l’a d’ailleurs confirmé, tout en soulignant qu’elle n’a jamais prétendu l’avoir…

Le «Canard» écrit que «le document (…) a provoqué un véritable branle-bas de combat (…) au ministère de la Justice», provoquant le coup de fil du porte-parole du ministère. Il a expliqué au journal que «la formule “ancien élève de l’Institut supérieur des affaires” signifiait clairement qu’elle n’avait pas obtenu le diplôme final». Le Canard Enchaîné se demande alors pourquoi mentionner «M.B.A du groupe H.E.C.», soulignant «l’ambiguïté» cultivée par la ministre.

Une ministre qui s’est elle-même fendue d’un coup de fil au «Canard» pour lui reprocher de s’intéresser à son parcours en raison de ses origines. Et le journal de répondre «refrain connu. Seule solution, ne parler de la ministre qu’en termes élogieux et pratiquer la discrimination ministérielle positive.»

La question de ce «faux diplôme» n’est pas anodine. Il aurait facilité l’entrée en 1996 de Rachida Dati à l’Ecole nationale de la magistrature, qu’elle a intégrée par la voie parallèle ouverte aux personnes ayant déjà connu une expérience professionnelle.

Rachida Dati, qui nie les accusations, compte bien donner sa vérité dans le livre Je vous fais juge, qu’elle doit publier prochainement. «Je corrige quelques rumeurs ou des choses qui sont fausses. Je corrige des incorrections. Quand on parle de faux diplômes, il faut une matérialité», s’est elle défendue mardi sur Europe 1. C’était avant la publication de son CV.

29.10.2007

Nicolas Sarkozy s’emporte en direct à la télévision américaine

Un article du Figaro.fr nous apprend que notre président s'emporte en direct à la Télévision Américaine ! La maîtrise de ses nerfs s'est donc limitée à la période de la campagne ! A la veille de sa visite officielle aux USA l'image du Grand Nicolas risque d'être quelque peu ternie !

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La bande-annonce de l’émission « 60 minutes » qui sera diffusée dimanche soir sur CBS, montre le président français interrompre brusquement l’interview et quitter la pièce suite à une question sur sa vie privée.

« Un chef d’Etat imprévisible et orageux » c’est l’image que le président français risque de laisser à partir de dimanche soir aux téléspectateurs américains… Invité du magazine d’information « 60 minutes » de la chaîne CBS qui lui consacre un long reportage intitulé « Sarko l’Américain », Nicolas Sarkozy y perd en direct son sang froid.
La bande-annonce de l’émission qui sera diffusée dans son intégralité dimanche soir à 19h (heure de Washington soit une heure du matin en France), montre le président levant les yeux au ciel avant de traiter son attaché de presse « d’imbécile ». Puis quelques instants plus tard, toujours sous les yeux médusés de son intervieweuse Lesley Stahl, Nicolas Sarkozy arrache soudainement son micro et quitte la pièce à la suite de ce qu’on murmure être une question sur Cécilia.

« Qu’est-ce qui était déloyal ? »
« Au revoir merci » lance-t-il à la présentatrice vedette de CBS interloquée qui a tout juste le temps de balbutier « What was unfair ? » (« Qu’est-ce qui était déloyal ? »). « Allez… » répond impatiemment Nicolas Sarkozy avant de sortir du champ de la caméra …
De quoi justifier le portrait que Lesley Stahl dresse de lui : un « homme énergique, vif et impétueux». Toutefois, d’après Corine Lesnes, correspondante du Monde à Washington, le président français serait revenu sur le plateau terminer l’entretien. Nicolas Sarkozy est attendu, les 6 et 7 novembre à Washington en visite officielle.

Lettre de Ségolène Royal depuis Buenos Aires

De Buenos Aires , cette lettre de Ségolène Royal, nous permet d'avoir un regard particulier sur L'Argentine et sa situation politique et économique à la veille de l'élection Présidentielle .

Ségolène aborde avec une grande précision la nature de l'échange avec Cristina Kirchner .

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Amigas, Amigos,

Je vous écris de Buenos Aires où je suis arrivée vendredi et où j’ai rencontré Cristina Kirchner, candidate favorite de l’élection présidentielle argentine. Ne soyez pas surpris par la graphie de cette petite lettre depuis l’hémisphère sud : je l’ai tapée pour partie sur un clavier espagnol qui ne comporte pas les mêmes signes et, après transfert sur un “azerty” francophone, les corrections laissent certainement à désirer ¡

Vendredi, donc, arrivée dans cette ville qui est vraiment l’une des plus belles du monde. Les valises sont restées à l’escale de Sao Paulo mais qu’importe ¡ Il faut savoir voyager léger...

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J’ai rendez-vous à 17 heures avec Cristina, dans sa résidence privée. Son avance sur les autres candidats est telle que tout le monde la donne gagnante, la seule question étant de savoir si ce sera dès le premier tour ou a l’issue du second.

La campagne s’arrêtant le vendredi, Cristina a prévu de partir jusqu’à dimanche, jour du vote, en Patagonie, la région dont elle a été longtemps l’élue et dont son mari, Nestor Kirchner, a été le gouverneur avant d’être Président de la République argentine. Là-bas, dans la ville de Calafete, a 3.500 km de Buenos Aires, elle a sa maison, ses bases.

Elle a repoussé son départ pour me recevoir et j’en suis très touchée.

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Nous nous étions vues en février à Paris lorsque j’étais en campagne, nous avions surtout parlé de la France, je suis heureuse de lui rendre, dans son pays, cette politesse amicale. Cette fois-ci, nous avons surtout parlé de l’Argentine dont je trouve le redressement économique spectaculaire et l’expérience politique de ces dernières années très intéressante dans un monde en pleine recomposition.

Je suis curieuse de voir de plus près comment un pays plein de potentiel mais acculé à la faillite par le dogme du “consensus de Washington” a repris ses affaires en mains en s’affranchissant de cette idéologie ultra-libérale et en redonnant à l’Etat un rôle d’impulsion et de régulation.

C’est un débat qui traverse aujourd’hui toute l’Amérique latine, majoritairement gouvernée à gauche. Des gauches différentes, bien sûr, qui sont loin d’être d’accord sur tout. Mais des gauches qui, pour beaucoup, savant bien que si le marché est un bon serviteur, il est un mauvais maître… Des gauches qui ont tiré les leçons des tentatives de passage en force des années 70 et des coups d Etat qui, sur fond de guerre froide, les ont noyées dans le sang. Des gauches qui ont montré qu’elles sont, plus que la droite, capable d’entraîner l’électorat centriste et de nouer des alliances à vocation majoritaire.

Ces questions, des pays comme l’Argentine, le Chili où je serai demain, le Brésil et bien d’autres se les posent dans ce vaste sous-continent qui est un des laboratoires de notre modernité. Elles nous intéressent directement car ce que nous vivons n’est pas simplement une époque de changements : c’est un changement d’époque. Le monde entier est à la recherche d’un modèle de développement qui conjugue croissance économique, responsabilité et même investissement environnemental, réduction des inégalités et, à l’échelle de la planète, partage plus équitable du pouvoir dans une perspective forcement multipolaire.

J’ajoute que l’Amérique latine s’illustre aussi, ces derniers temps, par l’accès au pouvoir de catégories qui en furent longtemps bannies : les femmes, les Indiens, les syndicalistes, les militants de la “génération sacrifiée” victime de la répression des dictatures militaires. Et se pose, elle aussi, la question des formes que pourrait prendre son intégration régionale et la question du rééquilibrage de sa relation avec les Etats-Unis.

Raison de plus pour aller y voir de près et retrouver Cristina à un moment privilégié où l’histoire est en train de se faire et où nous pouvons parler très librement.

Nous nous embrassons chaleureusement et nous installons côte à côte sur un divan. Je la retrouve comme dans mon souvenir : élégante et déterminée. Je la questionne sur la situation économique de son pays. Nous évoquons la croissance très dynamique de l’Argentine alors qui il y a 5 ans à peine, elle connaissait une crise économique, financière et sociale qui s’était traduite par un effondrement de plus de 11% de son produit intérieur brut, par un endettement record (111 milliards d’euros) sans capacité de remboursement, par une paupérisation massive des couches moyennes et un basculement de 50% de la population en dessous du seuil de pauvreté. Aujourd’hui, la croissance tourne autour de 8%, 2,5 à 3 millions d’emplois ont été recréés, la dette de l’Etat a été restructurée par des mesures rigoureuses qui portent leurs fruits, le prêt jadis accordé par le FMI a été remboursé par anticipation en même temps que le gouvernement de Nestor Kirchner s’affranchissait de cette désastreuse tutelle. La dévaluation du peso na pas débouché sur l’adoption du dollar et, si douloureuse qu’elle ait initialement été, a fouetté l’essor de l’industrie nationale et des investissements en renchérissant le coût des importations.

Bien sûr, Cristina en est très consciente, tout n’est pas réglé. L inflation est forte, les inégalités se sont creusées même si le taux de pauvreté et le chômage ont beaucoup reculé, l’insecurité énergetique reste une faiblesse de l’économie argentine. Comme me l’explique Cristina, le rationnement de l’énergie qu il a fallu imposer aux entreprises après un hiver tres froid, “nous a coûté un point de croissance”. Elle souligne l’importance de cette “équation énergétique” pour l’avenir du pays et ironise sur ceux qui diabolisent Hugo Chavez, le president d’un Venezuela gros producteur de pétrole avec lequel l’Argentine a passé des accords de fourniture : “il faut, me dit-elle en riant, être intelligents ¡” plutôt que dogmatiques, coopérer n’est pas s’aligner et, clin d’oeil aux Européens qui courtisent la Russie, “sur le plan énergetique, Chávez n’est pas pire que Poutine ¡”. Elle souhaite aussi approfondir la cooperation avec le Brésil, premier partenaire énergtique de l’Argentine, et faire valoir aux investisseurs brésiliens que le taux de change leur est favorable.

Quand je l’interroge sur l’inflation, elle reconnait que c’est un vrai problème mais, ajoute-t-elle, “il ne faut pas confondre une inflation sans croissance et une inflation avec croissance, ce n’est pas la même chose”, point de vue certes hétérodoxe pour les adeptes des monnaies fortes a tout prix, y compris au détriment de la croissance et de l’emploi, mais choix politique assumé, même si le gouvernement argentin a gelé les tarifs publics et imposé un contrôle des prix dans la grande distribution. L’évaluation du niveau d’inflation est aujourd’hui vivement débattue en Argentine où certains accusent les statistiques officielles de la sous-estimer. Pour Cristina, le chiffre de 11% d inflation correspond à la réalité. Elle souligne que le chiffre du FMI n’est supérieur que d’un point (12%) et que, “si l’inflation atteignait 20% ou 25%, comme certains l’ont dit pendant la campagne électorale, les gens seraient déjà descendus dans la rue ¡”.

Elle m’explique aussi comment elle souhaite promouvoir, par une négociation tripartite entre l’Etat, les entreprises et les représentants des salaries, ce qu’elle appelle “un nouveau modèle d’accumulation” qui englobe, au delà des salaires et des prix, toutes les dimensions d’une croissance plus équitablement partagée. J y vois des points communs avec ce que, durant ma campagne, j’ai appelé “un nouveau modèle de croissance”.

Visiblement, Cristina n’accepte pas que les grands bailleurs de fonds internationaux ramènent l’Argentine à une situation dont elle s’est arrachée. Elle me dit qu’il n’est pas question, pour elle, d’accepter les conditions mises par le Club de Paris à la renégociation de la dette argentine : l’avis du FMI, c’est à dire le retour sous la tutelle dont l’Argentine n’a eu de cesse de s’affranchir ¡ Ce n’est, me dit-elle, pas admissible économiquement et pas admissible politiquement. L’Argentine a fait de gros efforts de désendettement pour assainir sa situation et récupérer la maitrise de son destin, pas question que le Club de Paris la tire en arrière. Cristina me dit qu elle n’a pas l’intention de se laisser faire, qu’elle est allée discuter avec les Allemand et les Japonais, principaux créanciers de son pays. Elle me dit en riant espérer que Dominique Strauss-Kahn, désormais à la tête du FMI, aura à cœur d’en changer les mœurs et les pratiques impérieuses et ravageuses, son pays en sait quelque chose, pour ceux qui se conforment à ses diktats. Je lui dis que, compte tenu de la personnalité et de l’expérience de DSK, cet espoir me parait fondé.

Nous évoquons également ce préjugé tenace, sous toutes les latitudes, qui veut qu’en matière économique, les femmes politiques soient toujours soupçonnées de moins s y connaitre que leurs homologues masculins. Je lui raconte que c’est arrivé à Angela Merkel jusqu’à ce que les milieux économiques s’aperçoivent qu’elle était fort compétente. Cristina me dit avoir multiplié les contacts avec les chefs d entreprise parce qu’elle sentait bien qu’ils s’inquiétaient de savoir quelle était, sur ces sujets, sa vision des choses. Elle entend poursuivre la bataille pour le redressement économique de l’Argentine que Nestor Kirchner a engagée avec détermination et succès. “Nous avons, me dit-elle, parfaitement intégré les règles macro-économiques de base, cela va de soi. Mais qu’on ne vienne pas me raconter que l’économie est une science exacte, c’est une science sociale et humaine ¡”. Nous nous accordons sur cette idée qu’il n’y a pas de loi d’airain qui priverait la politique de toute marge de manœuvre.

Nous évoquons aussi les perspectives de la croissance mondiale, les déséquilibres de l’économie américaine, les errements du système financier globalisé dont la récente crise des “subprimes” a montré les dangers. Cristina estime que le système a atteint un tel degré de sophistication qu’il échappe a tout contrôle. Les fonds d’investissement, parce qu’ils se soustraient à toute régulation, deviennent un facteur d’instabilité économique, sociale et même politique. Or que se passe-t-il quand une crise se propage ¿ C est l’Etat qui doit limiter les dégâts comme l’a fait, me dit Cristina, le gouvernement anglais en volant au secours d’une de ses grandes banques en perdition. Nous sommes l’une et l’autre bien d’accord que la crise financière de l’été est un avertissement. Il y a urgence à bâtir des mécanismes de régulation. Pour elle comme pour moi, c’est clair : la mondialisation, loin de disqualifier les Etats, appelle de nouvelles formes d’intervention de la puissance publique pour en saisir toutes les opportunités et, en même temps, se protéger des risques d’une financiarisation aveugle et livrée a elle-même.

Au fil de la conversation, nous abordons aussi les questions agricoles, très importantes pour l’Argentine dont les exportations alimentaires (soja, riz, maïs, vin, viande) tirent la croissance, sur fond d’explosion des cours mondiaux et de besoins croissants des marchés émergents de Chine et d’Inde. Cristina a l’habitude de souligner que ces marchés sont une chance pour son pays car il est impossible de ne compter que sur l’Occident “qui exige que nous payons nos dettes mais bloque nos importations en subventionnant sa propre agriculture”.

C’est une question que je me suis souvent posée, je la pose à Cristina : qu’as-tu appris de ton pays au fil de cette campagne ¿ “Je l’ai, me dit-elle, vraiment sillonné dans tous les sens et j’ai découvert en lui, malgré toutes les difficultés qu’il a affrontées et affronte encore, une réserve d’optimisme et une formidable capacité de changement. Un changement qui prend appui sur les résultats de ces quatre dernières années et qui nous pousse à inventer un autre modèle que celui qui a dévasté nos régions et ruiné notre compétitivité. Quand je suis allée, par exemple, dans la région viticole de Mendoza, j’ai été frappée par la rapidité de sa métamorphose : une zone jadis sinistrée par un taux de change peu favorable pour nos exportations et qui est aujourd’hui entièrement reverdie, couverte de vignes qui produisent et exportent un excellent vin”. Pour elle, c’est un exemple parmi d’autres du dynamisme des Argentins et de leur capacité à remonter la pente dès lors que l’Etat lève les obstacles à la croissance.

Nous parlons aussi des questions relatives à la sécurité, qui deviennent, là-bas comme ici, une préoccupation plus forte. Cristina me dit que l’Argentine, comme le Chili et l’Uruguay, jouissent d’un niveau de sécurité appréciable par rapport à des pays comme le Brésil ou le Mexique. Cependant, la société argentine éprouve un sentiment d’insécurité qu’il faut prendre au sérieux et qui a à voir avec l’extrême insécurité sociale des années de crise et avec le trafic de drogue, en particulier d’un sous-produit particulièrement meurtrier de la cocaïne. Je me retrouve dans sa manière d’aborder ces sujets. Sa conviction est qu’on ne peut isoler le traitement de la sécurité du règlement des autres problèmes qui inquiètent les Argentins : “il n y aura pas de sécurité, me dit-elle avec conviction, sans résoudre les problèmes d’emploi, d’éducation, de santé, de justice, de corruption”. Comme moi, elle pense que tout se tient.

Nous parlons de nos expériences respectives de campagne et je lui demande son pronostic. Prudente, elle me répond : “j’ai mené beaucoup de campagnes électorales et je sais qu’on n a jamais gagné une élection avant six heures du soir ¡ Il faut d’abord compter et recompter tous les bulletins de vote avec humilité…”.

Nous plaisantons des remarques machistes que nous avons, l’une et l’autre, essuyées en campagne. Nous nous souvenons d’Angela Merkel et de Michelle Bachelet qui, elles non plus, n’avaient pas été épargnées. Cristina me dit que tout cela l’atteint peu, qu’elle a déjà une longue expérience politique, qu’elle a été élue députée et sénatrice bien avant que son mari soit Président de la République. Elle me dit qu’elle a décidé une fois pour toutes d’être elle-même : une femme politique à part entière, qui assume et sa féminité et sa combativité. Nous tombons d’accord sur le fait que, face à ces combats d’arrière-garde, mieux vaut ne pas s’abaisser à répondre aux attaques.

Je ne peux pas tout vous raconter ici par le menu car, en une heure d’entretien, nous avons parlé de bien des choses : des droits des femmes, en particulier de l’accès à la contraception, du fait que l’Argentine n’est pas un Etat laique au sens où, en France, nous l’entendons, des droits de l’homme et de tout le travail mémoire et de justice accompli sur les années de dictature. De choses plus personnelles aussi, comme la façon dont nos enfants ont vécu nos campagnes. Cela m’a amusée car ce que son fils a demandé une fois à Cristina – “est ce qu’un jour on sera enfin seuls ¿2 -, un de mes fils ou une de mes filles aurait pu me le dire dans les mêmes termes¡

Cristina m’a aussi interrogée sur la France et sur les perspectives de la gauche. Nous avons plaisanté sur l’étrange fascination que semble exercer M. Bush sur un certain type d’hommes politiques européens : Aznar, Berlusconi, auxquels cela n a pas porté bonheur. Un autre aussi, peut-être, plus près de nous... J’ai été frappée de ce qu’elle m’a dit sur la violence du rejet dont les Etats-Unis font aujourd’hui l’objet dans toute l’Amérique latine. Un rejet, selon elle, plus fort encore que celui des années 60 ou 70. C’est le triste résultat de l’administration américaine, alors même que Bill Clinton avait réussi à redresser l’image de son pays.

C’était un échange franc, amical. Je l’ai remerciée d’avoir, dans la dernière ligne droite de sa campagne, pris le temps de cette conversation. Nous nous sommes embrassées et souhaité bonne chance.

J’ai repensé, en la quittant, à cette phrase de Borgès, immense écrivain argentin, dont j’avais emporté un livre et qui exprime “la conviction que le combat peut être une fête”. Cela me va.

J’ai eu, depuis, d’autres passionnantes rencontres que je vous raconterai, notamment avec la Centrale des Travailleurs Argentins, une organisation syndicale indépendante, pluraliste, combative, dont j’ai rencontré la direction nationale, aguerrie dans les années de lutte contre la dictature. Leur démarche d’affiliation individuelle des travailleurs précaires et de ceux de l’économie informelle, très développée en Argentine, m’a paru extrêmement intéressante mais je vous raconterai tout ça un eu plus tard car là, j’ai rendez-vous avec les Mères de la Place de Mai.

Hasta luego ¡

06.10.2007

Les électeurs de Nicolas Sarkozy ont ils voté pour ça?

Le Medef précise ses propositions pour faciliter le licenciement !

d3073f68df4b733fbeb85347cecdfdf2.jpgConfirmé par la présidente du Medef, Laurence Parisot, dans ses fonctions de négociateur en chef, Denis Gautier Sauvagnac – mis en cause dans l'affaire de retrait en liquide de 5,6 millions d'euros à l'UIMM – a emmené, vendredi 5 octobre, la délégation patronale (Medef, CGPME et UPA) sur le dossier "sortie de l'emploi". Cette discussion s'inscrit dans le cadre de la négociation avec les syndicats sur la modernisation du marché travail qui doit s'achever fin 2007.

 


Le Medef a précisé ses intentions concernant l'assouplissement du droit du licenciement. Il veut faciliter la "séparation" entre les salariés et leur entreprise et la sécuriser juridiquement : en diminuer le coût et en limiter tant les possibilités que les délais de recours.

Parmi les mesures techniques, le Medef prône la suppression de l'"obligation de réintégration en cas de nullité du licenciement" et la limitation des "délais de prescription à 12 mois", délai au-delà duquel le salarié ne pourrait plus contester.
L'organisation patronale propose un nouveau contrat à durée indéterminée assorti d'une période d'essai et d'une période de "validation économique" (Le Monde du 15 septembre).

TRANSFERT DES DROITS

Elle précise aussi son nouveau concept : "La séparabilité ou la rupture d'un commun accord des parties." Le nouveau mode de rupture s'appuierait notamment sur un "droit de rétractation pour le salarié au cours d'un délai de réflexion de quinze jours".9815816fe5576bf539903edfbc0558de.jpg

Le salarié bénéficierait, en cas de rupture "de gré à gré", du versement d'une indemnité. Il aurait aussi accès aux allocations de l'assurance-chômage dans les mêmes conditions que pour un licenciement. Le Medef entend que ces ruptures de contrat de travail ne soient pas prises en compte dans la définition des licenciements économiques.

Dans le même document, le patronat ouvre quelques pistes, moins précises, sur la sécurisation du parcours professionnel pour le salarié. Il fait référence à la possibilité de transférer des droits en changeant d'entreprise, mais prévoit que ce transfert se définisse au niveau de la branche.

 

Si légaliser la précarité de l'Emploi c'est Moderne ! si diminuer la couverture sociale c'est moderne ! si rendre plus difficile le recours aux soins pour les plus modestes c'est moderne , alors je suis fier de rester .........archaïque

26.09.2007

CHEREQUE COMMENCE A COMPRENDRE QUI EST FILLON!

APRES AVOIR ROMPU LA SOLIDARITE SYNDICALE LORS DE LA NEGOCIATION SUR LES RETRAITES , CHEREQUE VA PEUT ETRE REGRETTER SA SIGNATURE !

d22719da9a413ae07a423a3d0f16f86e.jpgFrançois Chérèque qualifie de provocation l'une des propositions de réforme des retraites avancées mardi par François Fillon et appelle Nicolas Sarkozy à mettre de l'ordre dans la maison.

"Que se passe-t-il au gouvernement ? Nicolas Sarkozy nous fait des gentillesses, pour nous amadouer, et le Premier ministre durcit le ton", déclare le secrétaire général de la CFDT au Monde, daté du 27 septembre.

"Soit ils sont d'accord entre eux, et il faut qu'ils fassent très attention. Soit ils sont en désaccord, et ils doivent mettre de l'ordre dans la maison", ajoute-t-il.

François Chérèque dit vivre "comme une provocation" la "révision du dispositif des carrières longues", qui permet aux salariés ayant commencé de travailler à 14, 15 ou 16 ans de partir à la retraite avant l'âge de 60 ans, à condition d'avoir cotisé pendant 42 ans.

Cette mesure avait permis d'obtenir l'assentiment de la CFDT lors de la réforme de 2003, souligne Le Monde.

François Fillon, qui a confirmé mardi l'objectif du gouvernement d'équilibrer le régime général des retraites à l'horizon 2012, a également annoncé l'augmentation de la durée de cotisation de 40 à 41 ans entre 2009 et 2012.b13fc6be1197b37b2c7ee1d4bb336772.jpg

Il a affirmé que cette hausse était prévue par la loi de 2003, ce que conteste François Chérèque, pour qui ce texte doit être seulement soumis à la discussion avec les partenaires sociaux.

"Le Premier ministre est en train de transgresser sa propre loi puisque l'augmentation de la durée de cotisation à 41 ans doit faire l'objet d'un examen par le Conseil d'orientation des retraites, avant que le gouvernement et le Parlement ne la transcrivent éventuellement dans un décret", affirme le dirigeant syndical.

Un autre responsable de la CFDT, Jean-Louis Malys, a estimé que la remise en cause des carrières longues était "un casus belli" pour le syndicat.

21.09.2007

Bernard Kouchner hué à Washington

797a535de91bf84a2b686798c8ffe725.jpgEst il possible d'espérer qu'un jour Bernard Kouchner considère que tout conflit armé n'est pas la solution aux problèmes du monde !

Comment après avoir été partisan de la guerre en Irack , peut il encore croire que c'est par les armes que l'on obligera l'IRAN a s'aligner aux exigences des occidentaux !

La guerre est une chose sérieuse et c'est un paradoxe salutaire que Bernard Kouchner s'aperçoive de l'irresponsabilité des ses propos à Washinton !

Lors d'un discours prononcé jeudi après-midi à Washington, le ministre des Affaires étrangères s'est fait traiter de va-t-en-guerre par des manifestants pacifistes américains pour avoir évoqué le scénario du pire avec l’Iran.

On comprend qu’une page s’est tournée dans la politique étrangère française, et étrangement que notre pays est pris au sérieux lorsque son ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, se fait huer et traiter de va-t-en-guerre à Washington par des manifestants pacifistes américains pour avoir évoqué le scénario du pire avec l’Iran.

La scène a eu lieu jeudi après midi lors de son discours devant les invités du Center for strategic and International Studies au Capitol Hilton de Washington. D’abord évacuées par la sécurité, les militantes ont pu regagner leur siège à la demande du ministre, avant de recommencer leur tapage un peu plus tard. Bernard Kouchner, ôtant ses lunettes et s’éloignant du micro, s’est adressé directement à elles, leur assurant que seules des sanctions pouvaient maintenant amener Téhéran à coopérer.

La France, nouveau nid de faucons? Les Américains, certes d’abord étonnés de sa mention d’une guerre avec l’Iran, apprécient un ton ferme, un regain d’initiatives, qui, après quelques années d’immobilisme grandiloquent, replacent la France dans son rôle de puissance occidentale. Au côté des Etats-Unis, ou, au moins, dans une même galaxie.

L’arrivée de Bernard Kouchner aux Etats-Unis a coïncidé avec un éditorial sans précédent du chroniqueur Roger Cohen dans le New York Times  intitulé "La Révolution française". Cohen y mentionne dix tabous brisés par Sarkozy. Parmi eux, il y a ceux de l’Amérique, et du Moyen-Orient.

Une France bien laide...

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Défense et illustration des saloperies engendrées par les entraves au regroupement familial…

que la loi Hortefeux prétend empirer encore.

Ci-dessous la lettre adressée par Emmanuelle G. parent d'élève d'une école parisienne et militante RESF, pour tenter d'empêcher l'expulsion d'Alfoussène vers le Mali. Quant à sa grand-mère qui vit en Côte-d'Ivoire, elle ne peut plus s'occuper de lui tandis que ses parents et ses frères et sœurs vivent en France.  Il est depuis deux jours dans la prison pour étrangers en attente de refoulement pudiquement appelée «zone d'attente». Il a 9 ans (oui, neuf ans !).

Les textes actuellement en vigueur sur (contre!) le regroupement familial conduisent déjà à ce genre de situation insupportable. La loi Hortefeux adoptée à l'assemblée nationale la nuit dernière en produira de plus nombreuses, plus insupportables encore.


URGENCE
Signalement d’un enfant en danger

Monsieur le Procureur,

Je me permets de vous contacter de toute urgence pour vous signaler le cas de l’enfant Alfoussène G., né le * avril 1998 en Côte d’Ivoire.

Cet enfant est arrivé mercredi 18 septembre en France par le vol Bamako-Paris.
Il venait rejoindre ses parents de nationalité malienne domiciliés en France depuis 1998 (pour son père) et 2001 (pour sa mère) ainsi que ses trois frères et sœurs tous nés en France.

Arrivé avec de faux papiers sous le nom de Sawabogo S., le jeune garçon a été gardé par la PAF [police de l'air et des frontières] d’Orly Sud.

Ce qui motive ce signalement est tout d’abord la crainte qu’Alfoussène ne soit renvoyé au Mali dans le vol prévu pour Bamako ce jeudi 19 septembre à 10h20. Au Mali, personne ne pourra l’accueillir.
Durant les années de séparation, Alfoussène a été gardé par sa grand-mère maternelle en Côte d’Ivoire. Sa grand-mère désormais âgée et malade ne peut plus s’occuper de son petit-fils. Si Alfoussène est renvoyé au Mali, il y sera donc seul.

De plus, les parents d’Alfoussène (M Alassane G. né en 1975 au Mali et Mme Bintou N. née en 1978 au Mali) sont tous deux titulaires d’une autorisation provisoire de séjour sur le territoire français. Celle-ci permet à son père de travailler régulièrement avec un contrat à durée indéterminé.
Deux de ses frères et sœurs sont régulièrement scolarisés à l’école des Récollets (Paris, Xe) où ils poursuivent une scolarité parfaitement normale.
Enfin, la place d’un enfant de 9 ans ne peut être dans la zone d’attente internationale.

Je connais cette famille depuis le printemps 2006 étant également parent d’élève à l’école des Récollets. Je vois parents et enfants de cette famille tous les jours. Il m’ont ainsi alerté mercredi 18 septembre du danger de leur enfant. Ils tiennent à votre disposition l’ensemble des pièces prouvant la filiation.
Je soutiens cette famille dans ses démarches administratives auprès de la Préfecture de Paris en tant que membre du Réseau Education Sans Frontières. A ce titre, il me paraît important d’ajouter que, dans toutes leurs démarches auprès de la Préfecture, ils ont toujours déclaré l’existence d’Alfoussène.

Je vous remercie de bien vouloir traiter de toute urgence le cas d‘Alfoussène G. afin qu’il ne soit pas expulsé vers le Mali dans un premier temps et que vous puissiez, dans un second temps, examiner sérieusement et calmement le cas de cet enfant.

A titre d’information, M. B. (06 83 35 ** **) est l’administrateur ad hoc de cet enfant et pourra compléter et confirmer l’ensemble de ces informations.

Je me tiens bien évidemment à votre entière disposition pour vous transmettre toute information qui vous serait utile.

Comptant sur votre diligence, je vous prie de croire, Monsieur le procureur, en mes sentiments les meilleurs.

Emmanuelle G.
06 25 93 ** **

 

DERNIERE HEURE :

Alfoussène (9 ans), prisonnier mais pas (encore ?) expulsé

Alfoussene n’a pas été expulsé (seul !) vers le Mali ce matin comme il était à craindre. Mais il est toujours prisonnier en zone d’attente à Orly avec les étrangers en instance de refoulement. Suite aux diverses démarches entreprises et sans doute aussi aux nombreux fax de protestation, ses parents et lui sont convoqués au Tribunal administratif de Melun demain vendredi à 14 heures
(TA Melun – 43 rue du Général de Gaulle – 77 MELUN). 

Voir aussi le site de RESF

20.09.2007

Sarkozy et le social : dérapage contrôlé ?

Extrait de Betapolitique

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Le nouveau contrat social de Sarkozy évoque moins Rousseau que l’étrangleur ottoman, la lettre à Elise que la dépêche d’Ems. Car dépêche est bien le mot. Non content de « proposer » un menu des plus copieux, il assigne en plus aux partenaires sociaux, en clair aux syndicats (le Medef, lui, est confit en béatitude) un calendrier de feu : 15 jours pour négocier sur les régimes spéciaux, pas un de plus ! Autant dire, un processus réaliste et qui s’annonce sous les meilleurs auspices.

Manifestement notre président a dû lire la biographie consacrée par son ami Villepin à Napoléon. On sait que l’Empereur excellait à saisir ses adversaires au collet : témoin ce malheureux Pie VII traîné en France pour le sacre. Manifestement, le Président pense Thibault et autre Mailly en grands vassaux, priés de lui complaire : accourus le week-end à la Lanterne, ils pourraient bien s’y trouver suspendus s’ils n’obtempèrent pas fissa.

Mais voilà, les temps changent. Les patrons des grandes centrales ne mènent plus à la baguette leurs ouailles et, compte tenu du poids de leurs fédérations professionnelles, notamment celles qui vont être en première ligne sur les questions de retraite, il y a tout à parier que ce sont les échelons intermédiaires qui dicteront la ligne au centre, et pas le contraire. Dès lors, faire le pari que les choses vont bien se passer, avec une telle ligne de feu (SNCF, RATP, EDF…) est raisonnablement osé.

Certes, les corporatismes ne peuvent plus tout. Et c’est heureux. Mais, à y regarder de plus près, les phénomènes de contagion sont bien plus dangereux pour le pouvoir en place et ils se déclenchent, d’ordinaire, sur le registre de la peur partagée : cela devient alors la grève par procuration. En 1995, l’opinion avait massivement réagi, après un temps de latence, à la réforme des régimes spéciaux, non par complaisance mais par crainte de ses prolongements sur les autres régimes. Cette fois, les enjeux ont glissé. Ils restent pourtant bien tangibles : ainsi, en appelant les Français à s’assurer eux-mêmes contre les risque du vieillissement, il n’est pas certain que Sarkozy n’ait pas allumé une mèche lente de ce type. L’électeur est patient, souvent aveugle, mais la litanie : baisse des remboursements, craintes du licenciement, réduction des retraites et hausse des cotisations de toute sorte pourrait, à la longue, agacer bien au-delà des sphères syndicales et militantes.

Habiller une rhétorique libérale sous grande contrainte financière (je veux réformer par principe mais je dois surtout réduire les dépenses) des oripeaux du contrat social ne mange pas de pain. Multiplier les génuflexions à la gloire du dialogue social, tout en s’asseyant joyeusement sur tous ces principes, n’émeut plus guère que les zélotes de la social-démocratie nordique. Soit. Reste qu’il ne faut pas mésestimer la nature frondeuse et surtout changeante du peuple Français. La soif de tout faire tout de suite peut, comme c’est le cas pour le marcheur déshydraté qui boit trop goulûment, se révéler dangereuse : à l’extrême, cela risque de créer une situation encore plus bloquée qu’au départ, puisque les réformes à peu près consensuelles (tarification des hôpitaux, régulation de l’installation des médecins, sécurité sociale professionnelle, soutien à l’emploi des seniors…) risquent forts d’être emportées avec l’eau du bain.

19.09.2007

LIONEL JOSPIN : 2002, UNE DEFAITE TOUJOURS PAS ASSUMEE ?

Avant hier , je posais la question :" Lionel Jospin est il le mieux placé pour expliquer l'échec de l'élection présidentielle "?

Je trouve que l'analyse de Nicolas CADENE  apporte un éclairage pertinent sur les attaques de Lionel Jospin

LIONEL JOSPIN : 2002, UNE DEFAITE TOUJOURS PAS ASSUMEE ?

7585c4542c13ba10765604a4e2e84462.jpgAlors même que le Parti Socialiste tend à se réunifier autour d’une idéologie et de structures à rénover, Lionel Jospin, ancien Premier ministre socialiste de 1997 à 2002, semble livrer sa rancœur et son amertume dans un nouveau livre qui est présenté comme clairement « anti-Royal ».

Son ouvrage, qui s’ajoute à la liste des livres « règlements de compte » de cette rentrée, ne semble pas constructif dans l’analyse tant elle est fondée sur le ressentiment.

L’auteur ne fait qu’entretenir les querelles de personnes tant décriées (avec raison) par les sympathisants. Son objectif réel est d’essayer de mettre « hors jeu » Ségolène Royal.

Il le fait de la pire des manières. Au vu des extraits, le ton employé est tout simplement choquant, comme la façon de le camoufler par des précautions d’écritures dont use l’auteur pour se défendre de toute misogynie.

S’attaquer ainsi à celle investie à plus de 60% par les militants il y a moins d’un an n’est pas digne d’un camarade et peut même apparaître comme une offense aux 16,7 millions de Français qui ont voté pour elle le 6 mai dernier. D’autant qu’aujourd’hui nos « piques » ne devraient avoir pour cible que la droite et ses projets souvent dramatiques pour nos concitoyens.

Mais Lionel Jospin ne donne pas l’impression de s’en soucier. N’assumant toujours pas son cuisant échec de 2002 (absent au second tour de l’élection présidentielle), il tire à vue sur celle qu’il n’a pas su remplacer auprès des militants et sympathisants lors de son demi retour raté en août 2006.

Bref, les propos de l’ancien Premier ministre ne forment qu’une succession d’attaques cachant mal la colère, la frustration et l’aigreur d’un homme qui refuse toute remise en question personnelle, quand Ségolène Royal permet le débat sur sa défaite.

Un débat qui n’avait jamais vraiment eu lieu lors des précédents revers électoraux socialistes, et notamment au lendemain du 21 avril 2002 : voici une des causes réelles de notre échec en 2007, que doit assumer M. Jospin.

Pourtant, cet ancien Premier Secrétaire sait parfaitement que ce genre de propos fait mal à l’ensemble de la gauche.

Mettons nous à la place de tous ceux qui ont découvert aujourd’hui ces déclarations et qui doivent se sentir si éloignés d’un Parti censé défendre leurs idéaux.

Nos échecs électoraux et la déception largement répandue de la population vis-à-vis du PS ne suffisent-ils pas à comprendre le besoin de changement radical des pratiques ?

La réponse est évidente. Pourtant, Lionel Jospin a orchestré un parfait plan de communication qui ne fait qu’aggraver les conséquences de ses propos : le livre ne sort que dans une semaine et il est donc délicat de lui répondre. Toute cette semaine, l’auteur va saturer l’espace médiatique alors même que personne ne l’a lu complètement.

Car soyons sûr que les médias ouvriront largement leurs portes à toute alimentation des divisions à gauche, évitant ainsi de traiter de questions autrement plus graves et concernant directement les Français : Loi Hortefeux sur l’immigration, dossier iranien, « stratégie sociale du gouvernement », etc.

Aujourd’hui, Lionel Jospin ne fait pas honneur au socialisme et par pur orgueil fait le jeu de Nicolas Sarkozy : diviser toujours un peu plus une opposition que l’on pourrait qualifier de « puérile », détourner l’attention des Français des sujets sensibles et permettre indirectement la mise en avant de la méthode « d’ouverture » du président de la République.

M. Jospin, qui fut à n’en pas douter un des meilleurs Premiers ministres de la Ve République, risque de représenter aujourd’hui tout ce que le citoyen déteste en politique : un homme aigri, frustré, orgueilleux et embourbé dans des querelles purement politiciennes et tacticiennes non assumées.

Au final, son ouvrage est destructeur :

1-Destructeur de confiance entre les militants et leurs leaders ;

2-Destructeur d'image vis à vis de son propre auteur qui semble ne pas réaliser à quel point il finit par lasser et qui entraîne donc avec  lui ses « amis » qu'il va finir par encombrer ;

3-Destructeur dans sa volonté de détruire une personne, ce qui est indigne ;

Enfin, destructeur de l'unité déjà difficile au sein du Parti.

 

17.09.2007

Attaquée par Jospin, Royal dit "pardonner" à ses détracteurs

QUEBEC (AFP) — "Pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font", a répliqué lundi Ségolène Royal à ses détracteurs du PS, dont Lionel Jospin qui a mis en doute les "capacités politiques" de l'ex-candidate à la présidence, tout en de déclarant surprise par ce "sexisme".

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"Au fond ce qui me vient à l'esprit c'est peut-être cette parole de la Bible "pardonnez-leur parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font". Donc, je pardonne à tous ceux qui m'agressent parce que d'abord je pense qu'ils me font moins de mal à moi qu'aux socialistes, qu'à toute la gauche", a déclaré Mme Royal.

L'ex-candidate socialiste entamait lundi une visite de quatre jours au Québec, son premier grand déplacement à l'étranger depuis sa défaite à l'élection présidentielle. Mais elle a été rejointe par la polémique en France née de la parution dans le quotidien Libération d'extraits d'un livre à paraître du candidat socialiste à la présidentielle de 2002, Lionel Jospin, dans lequel il la critique vivement.

Lionel Jospin estime que Ségolène Royal n'a pas "les qualités humaines" ni "les capacités politiques" pour diriger le Parti socialiste et a invité la formation politique à ne pas répéter en 2012 la même "illusion" que cette année.

"Je crois aussi malheureusement qu'il y a, et peut-être est-ce aussi inconscient, dans toutes ces attaques, du sexisme et à le voir à ce point aussi fort, j'en suis moi-même surprise, je pense qu'il s'apparente au racisme", a lancé Mme Royal.

"J'ai l'impression en lisant tous ces ouvrages que si j'étais Jeanne d'Arc, j'aurais déjà été brûlée vive. Heureusement que nous sommes à cette époque", a-t-elle ironisé tout en s'interrogeant sur cette "haine" et cette "violence" dirigée contre elle.

L'ex-candidate socialiste a affirmé qu'il ne devait pas y avoir de place "pour un sentiment de rancune", "pour des attaques personnelles" au sein du Parti socialiste, surtout que la gauche défend, dit-elle, la lutte "contre toutes les formes de violence".

"Comment pourrait-on combattre toutes les violences si l'on commence par tenir des propos d'une telle violence", s'est interrogée Ségolène Royal qui entend poursuivre son combat pour réformer les socialistes.

"Il m'incombe aujourd'hui de continuer le chemin, de reprendre toutes ces idées neuves que certains socialistes n'ont forcément pas comprises et je ne leur en veux pas d'ailleurs", a-t-elle dit. "Je suis là, je suis bien là, et j'ai bien l'intention de continuer", a-t-elle répété lors d'un point de presse dans la capitale québécoise.

La présidente de la région Poitou-Charentes s'est entretenue brièvement lundi matin avec le maire suppléant de Québec, Jacques Joli-Coeur, et devait rencontrer plus tard dans la journée le Premier ministre du Québec, Jean Charest, ainsi que les chefs de l'opposition Mario Dumont (ADQ, droite) et Pauline Marois (PQ, indépendantiste).

Ségolène Royal a dit être venue au Québec dans le cadre de la préparation du 400e anniversaire en 2008 de la ville de Québec, fondée par le géographe et explorateur Samuel de Champlain, originaire de Brouage, en Charente-maritime, mais aussi pour observer le Canada et le Québec qui sont dans certains domaines en "avance" sur la France.

Elle doit signer mardi des accords sur "les écos-industries" et visiter un institut psychiatrique spécialisé dans le traitement des délinquants sexuels récidivistes.

Mme Royal n'a pas souhaité revenir sur la polémique qu'elle avait provoquée au début de l'année en parlant de la "souveraineté" du Québec: des propos perçus comme plus favorables à l'indépendance de la province francophone que les déclarations habituellement fort prudentes des responsables français sur ce sujet sensible.

Les parlementaires PS s'insurgent des propos de Jospin

Dans "L'impasse", un livre à paraître le 24 septembre, l'ancien Premier ministre décrit Ségolène Royal comme une "illusion". Les parlementaires PS regrettent les "querelles de personnes".
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Les parlementaires socialistes réunis à Paris lundi 17 septembre ont vivement réagi aux attaques de Lionel Jospin contre Ségolène Royal. La plupart, à l'instar du numéro un du parti, François Hollande, ont appelé à en finir avec "les querelles de personnes".

 

Dans "L'impasse", son ouvrage à paraître le 24 septembre chez Flammarion, l'ancien Premier ministre socialiste lance de vives critiques contre l'ex-candidate à la présidentielle, Ségolène Royal. Des extraits du livre sont publiés lundi par Libération dans lesquels il qualifie la présidente de la région Poitou-Charentes de "candidate qui était la moins capable de gagner" et, surtout, "une illusion".

 

Le candidat malheureux à la présidentielle de 2002 affirme que Ségolène Royal n'était pas en mesure de l'emporter "non pas parce qu'elle était une femme, mais parce que j'avais pu me faire une idée assez exacte de ses qualités, notoires, et de ses insuffisances, réelles". Selon lui, Ségolène Royal aurait notamment commis l’erreur, d'être "enfermée dans un face-à-face narcissique avec l’opinion".

 

Il juge également que Ségolène Royal est "une personnalité (qui) n'a pas les qualités humaines ni les capacités politiques" nécessaires pour remettre le Parti socialiste en ordre de marche et "espérer gagner la prochaine présidentielle".

 

 

"Des amertumes qu'on ressasse"

 

 

Selon lui, elle est "une figure seconde de la vie publique" qui n'est "pas taillée pour le rôle" de secrétaire national du PS. "Avoir commis une erreur (en la désignant) ne justifie pas qu'on la réitère" affirme-t-il.

 

Pour François Hollande, "les questions de personnes aujourd'hui doivent être mises de côté". "On a perdu trois présidentielles de suite. C'est suffisamment grave pour" qu'on se mette en ordre de bataille "pour maintenant être capable de les gagner", a-t-il déclaré à son arrivée à la journée parlementaire PS.

 

"La rénovation du parti, ce ne sont pas seulement des règlements de compte entre amis, des amertumes qu'on ressasse", a réagi le président du groupe PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, en regrettant que ces "polémiques" ne "facilitent pas le travail des socialistes".

 

"Si tous les mois, on remet un euro dans la machine, on ne va pas s'en sortir. C'était une parole qui était attendue, elle est connue. Ce n'est pas Ségolène Royal seule qui explique qu'on ait perdu. Si on devait s'arrêter à cela, ce serait une contribution incomplète", a estimé Benoît Hamon, secrétaire national du PS.

 

Plus virulent, Arnaud Montebourg a dénoncé des "déballages" et "histoires d'orgueil". "Je ne comprends pas cette maladie des socialistes à s'autodétruire. Je regrette que Lionel Jospin ait lui aussi fait son livre, il y en avait déjà assez", a-t-il dit.

 

 

"Aigreur"

 

 

Proche de Dominique Strauss-Kahn, ancien rival de Ségolène Royal, Jean-Marie Le Guen a regretté des propos "exagérés" et "totalement inopportuns" de la part de Lionel Jospin. "C'est une erreur de focaliser trop sur la responsabilité de la candidate" plutôt que de s'atteler à "rénover le logiciel".

 

La députée Delphine Batho, qui a succédé à Ségolène Royal dans les Deux-Sèvres, a dénoncé "l'aigreur" qui a "guidé la plume" de Lionel Jospin. "Plutôt que de la violence, je sens de l'aigreur ainsi qu'une conception aristocratique de la vie politique", a réagi Delphine Batho.

 

"Peut-être que ça éclaire aussi les Français sur les difficultés qu'a eues la candidate pendant la campagne présidentielle. Les divisions nous ont fait mal", a-t-elle ajouté.

 

 

"Ca fait mal à toute la gauche"

 

 

"Tout ce que Jospin a pu dire se résume malheureusement en un seul mot: l'aigritude", a renchéri Gaétan Gorce, lui aussi proche de Mme Royal. "Il faut sortir de l'amertume. Ce genre d'expression fait mal à toute la gauche. Je me mets à la place de tous ceux qui peuvent découvrir ce genre de déclarations ce matin et qui doivent être complètement accablés. Il faut un changement radical des pratiques et des équipes", a insisté le député de la Nièvre.

 

Ancien directeur de campagne de la candidate, Jean-Louis Bianco a candidate'", a estimé Jean-Jack Queyranne, autre proche de Ségolène Royal regretté des paroles "dictées par le fiel et la rancoeur" qui vont "nous faire perdre du temps dans le travail de la rénovation du PS". "Celui qui n'a pas été capable d'être présent au second tour en 2002 n'est pas forcément le mieux placé pour donner des leçons", a-t-il lâché.

 

"On ne peut pas rester à cette explication '2002, c'est la faute des autres' et '2007, c'est la faute de la.candidate'", a estimé Jean-Jack Queyranne, autre proche de Ségolène Royal

 

LIONEL JOSPIN EST IL LE MEILLEUR POUR EXPLIQUER L’ECHEC ?

f48316f4e926603488886b04a94bb9ea.jpgEn premier, il convient de dire que c’est sous l’ère de Lionel Jospin que le Parti socialiste a décidé que le candidat du PS serait choisi par un vote des militants. Il est donc scandaleux qu’aujourd’hui Lionel Jospin s’acharne sur Ségolène Royal qui a été choisie par plus de 60% des militants !

Critiquer aujourd’hui le choix de la candidate c’est insulter le vote des militants !

Plus grave, apporter des jugements de valeurs comme le fait Lionel Jospin sur les capacités de la candidate, c’est se conduire comme un professeur vis-à-vis de son élève !

L’ego de cet homme qui n’a pas vu venir comme beaucoup d’entre nous l’échec d’avril 2002 ajoute au débat  un sentiment  guidé par sa déception de ne pas avoir pu être le candidat sauveur suprême qui en tout état de cause aurait été battu malheureusement .

TEST ADN? Mais Pour qui ?

cc1f5246f2e14f4292b36b53fc8496e9.jpgUne des mesures phare de la nouvelle loi proposée par le Ministre de l'immigration consiste à imposer un test ADN pour justifier le regroupement familial.

Je trouve particulièrement intéressant la proposition de Michèle Delaunay au sujet de ces tests ! Que dirait le citoyen ordinaire du sexe masculin si on lui imposait un test ADN pour justifier qu'il es bien le père de sa progéniture ?

Extrait du blog de Michèle Delaunay

Comme cela a déjà été largement annoncé dans la presse, une des mesures envisagées, votée par la majorité de droite de la commission des lois, est la possibilité de faire des tests ADN aux parents et aux enfants pour établir de manière certaine leur filiation.

La base du droit étant, selon un vieux principe hérité de Kant, que toute loi destinée à chacun puisse être applicable et bénéfique à tous, je me propose d'exprimer à notre assemblée mon assentiment à cette mesure, à la seule condition que tous les députés masculins de l'hémicycle, largement majoritaires comme on sait, acceptent et même expriment le souhait que chacun d'entre eux et leurs enfants bénéficient de ces mêmes test ADN.2a6925b8944212a92354ac6dfabb6098.jpg

Je ne doute pas de rencontrer l'adhésion totale de mes collègues masculins. Tous seront ainsi rassurés sur leur filiation et nous, confortés dans le caractère opportun de proposer ce même test aux candidats au regroupement familial.

Un petit rappel cependant à destination de mes honarables collègues masculins. Le droit romain était plus prudent que Nicolas Sarkozy quand il énonçait : "Mater sola certa"*.

  • "La mère seule est certaine".

12.09.2007

Le clivage gauche-droite retrouve de la vigueur dans l'électorat de gauche

Les sympathisants de gauche sont nettement plus nombreux (47%) qu'il y a deux ans à penser que le clivage gauche-droite reste pertinent, mais la contestation du marché, même mondialisé, perd du terrain, selon un sondage LH2 à paraître mercredi dans Libération.
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Malgré la défaite à l'élection présidentielle de Ségolène Royal, la proportion des Français à se déclarer de gauche reste stable à 41%, d'après cette étude.

La part des Français de gauche estimant que "les notions de gauche et de droite sont toujours valables" fait un bond de 11 points (47% contre 36% en novembre 2005). Toutefois, une majorité (52% contre 60% dans l'enquête précédente) juge ces notions "dépassées".

Malgré l'échec de 2007, 57% des sympathisants de gauche pensent que "la gauche a de fortes chances de revenir au pouvoir dans les années qui viennent", une proportion en recul (62% en 2005).

Cet électorat ne se droitise pas véritablement. 68% pensent que "la gauche doit davantage s'ouvrir au centre", mais 62% souhaitent aussi qu'elle tienne compte "davantage" de la gauche anti-libérale. Ils sont 79% à se dire proches des idées "socialistes" et 55% à se dire proches des idées "social-démocrates".

La "valeur travail" reflue: 49% croient que "le travail est davantage une contrainte qu'un épanouissement (50% d'avis contraire), les pourcentages étant respectivement de 45% et 53% en 2005. Les électeurs de gauche plébiscitent plus de consultation lors des prises de décision politique (90%).

Concernant la mondialisation économique, 53% proposent d'"en aménager les effets les plus négatifs" plutôt que de "la modifier en profondeur" (32%) ou de "s'y opposer radicalement" (7%). "Faire payer les entreprises qui licencient en faisant des bénéfices" est bien moins populaire (52%) qu'en 2005 (66%). "Baisser les impôts et réduire les dépenses consacrées aux services publics" est approuvé par 62%.

Enfin, l'éducation (+6 points en deux ans), les salaires (+6) et "l'égalité des chances" (+9) progressent parmi les chantiers jugés prioritaires pour la gauche, l'emploi et la lutte contre la précarité restant en tête.

(Sondage réalisé par téléphone du 17 au 25 août auprès d'un échantillon de 800 personnes se déclarant de gauche, extrait d'un échantillon de 1935 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus).

07.09.2007

La vision communautariste de Nicolas Sarkozy

En axant son intervention devant les chefs de mission diplomatique français,le 27 août dernier,sur la confrontation entre l’islam et l’Occident,le président de la République met à mal l’approche universaliste et laïque de la politique étrangère de la France.

Le discours du président Sarkozy devant la Conférence des ambassadeurs a fonctionné comme un acte d’alignement de la diplomatie de la France sur la vision du monde défendue par le président Bush et les néoconservateurs nord-américains.

En présentant « la confrontation entre islam et Occident » comme « le premier défi mondial » à relever, Nicolas Sarkozy reprend à son compte la thèse simpliste et belliqueuse du « choc des civilisations » de Samuel Huntington que porte le président Bush. Le premier défi ? Cinq fois répété dans son discours ! Nicolas Sarkozy fait ainsi de la religion le critère de lecture du monde. Une aberration ! Le monde musulman est une réalité religieuse. Seuls les extrémistes, ultra-minoritaires, et le gouvernement islamique d’Iran veulent en faire un acteur politique mondial. En vain. Car l’histoire très différenciée des pays concernés rend ce critère sans efficacité pour comprendre leurs actions. Dès lors,réduire une telle série de nations à l’étiquette de «pays musulmans», évoquer à propos de l’énergie nucléaire le «droit des musulmans» «à l’énergie du futur» n’a pas de sens concret.La déclaration est donc destinée aux seuls dirigeants des États- Unis d’Amérique, comme un signe d’adhésion à leur vision du monde et aux conséquences qui en découlent.

Cette vision communautariste du monde est en rupture avec la conception universaliste de la politique étrangère de la France. Cette simplification implique bien des conséquences blessantes dès aujourd’hui et bien des menaces pour demain. On retiendra l’atteinte faite à la laïcité de l’État, dans la mesure où le président de la République affiche une stigmatisation des Français de confession musulmane, tout aussi « occidentaux » que n’importe quels autres Français. Plus choquant encore est l’idée que l’islam de France soit appelé à jouer un rôle en tant que tel auprès du président de la République dans ce cadre. Un tel revirement des fondamentaux de la politique étrangère de la France, effectué sans aucun débat préalable ni information du parlement,confirme une dérive ultra-présidentialiste des institutions. On en verra une nouvelle preuve dans la décision présidentielle de conforter la présence militaire française en Afghanistan alors même que celle-ci a déjà été organisée sans aucune autorisation du parlement.

Ce discours est un jour triste pour la France laïque et universaliste.

Jean-Luc Mélenchon,
sénateur PS de l’Essonne

04.09.2007

Le discours de Sarkozy sur l'école "peu adapté à la réalité" ?

Pour être crédible il ne suffit pas de faire du tourisme un jour à l'hôpital , un autre dans un hospice et aujourd'hui à l'école .IL faudra bien que les français s'aperçoivent que l'agitation et l'activisme ne peuvent résoudre les problèmes de la Société Française!

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Des syndicats de l'Education, l'Unsa et le Snes-FSU, jugent le discours sur l'école prononcé mardi par le président Nicolas Sarkozy "peu adapté à la réalité" et rempli de "contradictions" et "omissions".

Le Parti socialiste estime de son côté que "la grandiloquence" du discours de Nicolas Sarkozy "contraste douloureusement avec la réalité de cette rentrée 2007 qui se déroule dans un climat morne, de méfiance et parfois de tension entre les différents acteurs de l'école."

L'école que le chef de l'Etat souhaite "rompt avec l'école républicaine, publique et laïque, et propose une conception libérale de l'éducation qui profitera aux plus favorisés et nie honteusement la réalité des inégalités", écrit-il dans un communiqué.

Patrick Gonthier, secrétaire général de l'Unsa-Education, a évoqué sur LCI un discours "important, qui va lancer des débats" mais "émaillé de contradictions fortes", "déséquilibré", et "peu adapté à la réalité".

L'intervention du chef de l'Etat à Blois "m'a semblé un peu déconnectée de leur réalité quotidienne", a-t-il estimé.

Pour le Syndicat national des enseignements de second degré, les "envolées lyriques" du chef de l'Etat masquent surtout des logiques budgétaires.

"Sous les dehors d'un texte qui se veut rassembleur, les contradictions nombreuses et les omissions conduisent à des annonces qui, loin de répondre aux défis actuels, sont essentiellement guidées par des logiques budgétaires : réduction des horaires-élèves, suppressions d'emplois, alourdissement de la charge de travail des personnels", écrit-il dans un communiqué.

Le Snes estime que ces propositions "sont largement rejetées par les enseignants et bien au-delà."

A ses yeux, le président de la République, dans son constat de la persistance de l'échec scolaire, oublie en outre "les progrès réalisés depuis 20 ans contre les sorties précoces et sans qualification de trop nombreux élèves."

"Plaçant l'école en dehors des phénomènes sociaux, il fait l'impasse sur l'impact des inégalités sociales et territoriales sur les difficultés scolaires", ajoute le syndicat.

02.09.2007

UNIVERSITES D'ETE DU PS A LA ROCHELLE

33ac704189692b5acbf44424ae65c4f9.jpgCompte tenu des commentaires de la presse en général sur le discours de clôture de François hollande , je reproduis ici le compte rendu de Michèle Delaunay publié ce jour dans son blog!

D'accord avec François Hollande , le Parti socialiste n'a pas besoin d'un nouveau logiciel , n'a pas besoin de changer de nom ni de se droitiser pour être en phase avec les pseudos modernistes . Il suffit qu'avec le concours de tous il s'ouvre , se transforme pour être à l'écoute , être compris et apporter l'espoir !

Hollande, discours de clôture de la Rochelle

Hollande sans Royal. Il lui rend à l'instant hommage. Elle est partie "pour ne pas qu'on interprête chacun de ses regards, chacune de ses attitudes, pendant le discours de François".

Petit coup de pied à ceux qui "battent leur coulpe sur la poitrine des autres". Analyse de cette troisième défaite à l'élection présidentielle :
- incompréhension de la société
- nécessité d'une vision d'ensemble et de propositions concrête
- démonstration que nous avons non seulement la capacité et le désir de distribuer, mais celui de produire davantage
- défaut d'unité entre nous ; débat interne mais surtout combat commun (au passage je me réjouis que le sentiment d'overdose de débat interne soit généralement partagé ici)

Rénovation, vieux mot et vieilles recettes "ouvrir les portes et les fenêtres" ; créer un courant en opposition aux courants ; changer le logiciel du PS , et enfin changer le nom du Parti Socialiste... Mitterand appelé en renfort sur ce dernier point "quand on a le flambeau du socialisme, non seulement on le garde, mais on le porte". Tonnerre d'applaudissements. Il semble que le refus de ce changement de nom, largement exprimé dans les commentaires d'un billet précédent, soit très largement et très passionément partagé.

- le Parti Socialiste parle souvent une langue qui n'est comprise que de lui seul. Parler une langue que les Français comprennent.

Mettre le socialisme en phase avec les grands défis du monde. Hollande présente les trois sujets de forum qui vont s'ouvrir dans le marché :
1- les socialistes et le marché. Accepter le marché mais en préserver les domaines qui doivent lui échapper : la santé, l'éducation, la justice... Ce n'est pas le marché qui pose aujourd'hui problème aux socialistes, mais la mondialisation. Les socialistes doivent porter un projet de croissance et de compétivité. Pas de mondialisation sans exigence de la redistribution et de la régulation.
2- le socialisme et l'individu ; permettre à chaque personne d'être reconnue comme telle ; montrer que le programme du parti socialiste n'est pas fait pour "tout le monde" mais pour chacun. Partir de l'individu pour justifier le collectif.
3- le socialisme et les valeurs . la nation est un vivre ensemble pas une exclusion. Jaurès : "Le nationalisme c'est la haine des autres, la nation c'est l'amour des siens" . le travail ; les socialistes sont pour une société du travail, de l'effort valorisé ; l'objectif n'est plus à la diminution du temps de travail, mais à sa programmation tout au long de la vie, à la prise en compte de la pénibilité. "Ce ne sont pas les questions qui sont de gauche ou de droite, mais les réponses qui sont de gauche ou de droite".

A l'occasion du prochain congrès - réécrire ce qui nous unit, en faire une charte fondamentale - ce qui nous divise : respecter la règle majoritaire

Un parti organisé à l'image des institutions que nous voulons pour le pays : - un éxécutif efficace - un parlement écouté - des citoyens actifs "faire dans le parti ce que nous demandons ailleurs"

Nous sommes dans l'opposition pour cinq ans - en face d'une droite rassemblée comme elle ne l'a jamais été ; conservateurs, libéraux, nationalistes sont rassemblés dans une droite décomplexée, sacralisant l'argent, paraissant vouloir en finir avec les vestiges de la République (la progressivité de l'impôt, le droit du travail...) - en face d'un omni-président, effaçant le gouvernement et les ministres dont plus personne ne sait le nom. Mais c'est en droit, le gouvernement qui est responsable devant le parlement. Fusion GDF-Suez sans concertation. - la politique de la France ne se fait plus "à la corbeille", mais à la lecture des faits divers. Nicolas Sarkozy nomme les problèmes, c'est sa manière de les résoudre. Il se rend dans un super marché de bois d'Arcy pour résoudre le problème du pouvoir d'achat. C'est le sujet principal de la rentrée et le parti socialiste se doit de faire des propositions. - changer la forme de notre communication. La raison en face de l'émotion à la Sarkozy. - la réalité va s'imposer à l'état de grâce ; dette publique ; déficité commercial 30 milliards d'euros ; 250 millions d'euros redistribués aux 1000 plus riches contribuables du pays ; le cynisme et l'hypocrisie de déclarer que les franchises médicales seront consacrées au plan Alzheimer ; augmentation de la TVA et de CRDS ; diminution drastique de la dette publique.

Face à la droite unie, il faut réunifier la gauche - proposition de créer un comité de liaison de la gauche - à l'occasion du grenelle de l'environnement, montrer ce que serait pour la politique de développement durable de la gauche

En final, un appel au Parti Socialisme d'en finir avec ses défauts et ses faiblesses, et de faire appel à ses formidables qualités : dévouement militant, engagements sincères, somme d'intelligence et d'expertise...

Standing ovation .

01.09.2007

Ségolène Royal à La Rochelle: ''Je veux que le PS soit admiré des Français''

276199331.JPG                          A l'occasion de l'université d'été du Parti Socialiste à La Rochelle, Ségolène Royal a déclaré vouloir que "le PS soit admiré des Français", affirmant qu'elle allait s'investir pleinement dans "la réflexion collective" des socialistes.

"
Je suis là pour que mon parti change et redevienne attractif (...), je veux que l'imagination revienne (...), je veux que le Parti socialiste soit admiré des Français.

Voilà le rêve que je fais pour le PS
".

Ségolène Royal a dit déceler "
une ambiance nouvelle" à La Rochelle en dépit des "inquiétudes" exprimées ici ou là sur le PS. "Quelque chose se passe à l'université d'été", a-t-elle soutenu.

Ellel a insisté sur la "
soif très profonde" des militants de "se remettre au travail", qualifiant de "queue de comète" et de "contre-mouvement de ce qui est en train de se produire ici" la sortie de nombreux ouvrages de socialistes, critiques sur sa campagne et le PS.

"
La responsabilité des dirigeants est d'être bien conscients de cette aspiration des militants. Je vais à l'encontre du pessimisme sur la difficulté à reconstruire. Les choses iront plus vite que prévu".

Ségolène Royal a relevé que le prochain congrès (au plus tôt au printemps 2008) aura lieu à "
une date assez éloignée", ce qui "permet qu'il ne soit pas l'enjeu de l'université d'été" 2007.

Exprimant sa "
disponibilité studieuse", Ségolène Royal a indiqué qu'elle assisterait à trois des 18 ateliers prévus d'ici samedi soir, confirmant sa volonté, exprimée samedi dernier à Melle (Deux-Sèvres), de participer au "'travail collectif".

Se félicitant de "
la qualité" des intervenants extérieurs --des spécialistes de sciences politiques notamment--, elle a souhaité que le PS "redevienne un lieu d'attraction des meilleurs" chercheurs et intellectuels. "Ce doit être un lieu d'excellence".

31.08.2007

SARKOZY AU MEDEF "PLUS DE RISQUE DE PRISON POUR LES PATRONS"

Et maintenant qui pourra dire que ce n'est pas une justice de classe !

SARKOZY ET LE MEDEF

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Le chef de l'Etat a choisi "le camp des patrons indélicats", dénonce le Syndicat de la magistrature. Nicolas Sarkozy avait annoncé jeudi vouloir "mettre un terme à la pénalisation du droit des affaires".

Dépénaliser le droit des affaires ? L'annonce faite par Nicolas Sarkozy jeudi lors de l'université d'été du Medef a mis les juges en émoi.

En effet, les principaux syndicats de magistrats n'ont pas caché leur inquiétude devant ce risque de mettre l'éteignoir sur certaines malversations.

 le Syndicat de la magistrature a estimé que Nicolas Sarkozy avait "choisi le camp" des patrons "indélicats". La pénalisation du droit des affaires ne vise "rien d'autre que des fraudes à la loi, lorsqu'un chef d'entreprise agit contre les intérêts de sa société", a insisté la présidente du syndicat, Emmanuelle Perreux, "atterrée" par les propos du président. Nicolas Sarkozy "durcit sans cesse son propos et la législation contre les plus faibles, mais a la plus grande mansuétude envers les patrons qui auraient détourné l'intérêt social de leur entreprise au profit de leur intérêt personnel", a-t-elle poursuivi.

 l'Union syndicale des magistrats (majoritaire) a plaidé pour le maintien d'une "régulation pénale" du monde des affaires "afin que ceux qui franchissent la ligne rouge soient sanctionnés". Réagissant à chaud aux propos de Nicolas Sarkozy, son président, Bruno Thouzellier, a espéré que cela ne signifie pas "que la justice n'a plus à se mêler du monde des entreprises". Il a aussi rappelé qu'il y a en France "une pénalisation extrêmement faible du droit des affaires", en comparaison "avec la manière dont la justice américaine traite certaines affaires comme le scandale Enron", la plus retentissante faillite d'entreprise aux Etats-Unis.

30.08.2007

Sarkozy veut remplacer le CDI par la PDI : période d’essai à durée indéfinie

 Politique économique - Le Président de la République vient aujourd’hui de manquer son rendez-vous avec le devoir de vérité que les Français sont en droit d’attendre
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Promettant tout à tout le monde, les annonces concrètes que le Président Sarkozy a faites devant le MEDEF cet après-midi sont très inquiétantes pour l’avenir des relations sociales dans notre pays.

Sa volonté d’introduire une séparation à l’amiable entre patrons et salariés témoigne, comme son fameux slogan “travailler plus pour gagner plus”, d’une méconnaissance patente de la réalité des relations sociales et des rapports de force en entreprise.
De la même façon qu’il était mensonger d’essayer de faire croire aux salariés qu’ils pourraient librement choisir d’eux-mêmes de travailler plus pour gagner plus, comparer les rapports employeurs-salariés aux rapports de couple et à la procédure de divorce par consentement mutuel relève purement et simplement de l’abus de langage.

Aujourd’hui la séparation amiable est déjà possible si les deux parties sont d’accord. La proposition du MEDEF, reprise par Nicolas Sarkozy, vise en fait à inscrire dans le contrat de travail dès l’origine l’indemnité que l’employeur devra verser en cas de rupture du contrat de travail à son initiative.

Si tel est le sens de la proposition cette mesure reviendrait purement et simplement à abolir la notion de contrat à durée indéterminée à laquelle nos concitoyens sont particulièrement attachés, pour placer le salarié en insécurité permanente dans une sorte de période d’essai infinie.

Un vice-procureur convoqué par Dati: pourquoi c'est inquiétant

bf876fe1ba8515d689135d5f44aee8ce.jpgR.DATI VEUT SINGER SARKOZY MINISTRE DE L'INTERIEUR MAIS EST ELLE UN MINISTRE DE LA JUSTICE ?

On ne peut qu'être scandalisé par cette convocation du Procureur !

Reprise de la tribune parue dans Rue89Par Michel Huyette (Magistrat)

Les médias se sont fait l'écho d'un événement inhabituel et de nature à inquiéter bien au-delà du seul cercle des magistrats. De quoi s'agit-il?

Au tribunal de grande instance de Nancy, à une audience correctionnelle, une personne est poursuivie pour une infraction commise en récidive (on est légalement en état de récidive quand on commet un délit après avoir déjà été sanctionné pour un précédent délit). Comme la nouvelle infraction a été commise après l'entrée en vigueur de la loi dite sur les "peines-planchers" (mi-août), les nouvelles dispositions peuvent être appliquées à ce prévenu. Cette loi établit qu'en cas de récidive, la peine plancher est d'un an si la sanction maximale de la peine est de trois ans de prison, de deux si la sanction maximale est de cinq ans, de trois ans pour sept ans et de quatre ans pour dix ans.
Mais comme dans toute situation, il y a les faits bruts mais aussi la personnalité de l'auteur de l'infraction, la loi permet de prononcer une peine inférieure à la peine plancher "en considération des circonstances de l'infraction, de la personnalité de l'auteur ou des garanties d'insertion ou de réinsertion" qu'il présente.

C'est le principe le plus fondamental de notre droit pénal : celui de l'individualisation de la sanction, même à l'intérieur d'une gradation des peines encourues en principe. Il doit donc y avoir à l'audience un débat approfondi tant sur les faits que sur la personnalité du prévenu.

A Nancy, un vice-procureur, Philippe Nativel, a dans une affaire particulière, indiqué qu'il ne demandait pas au tribunal de prononcer la peine plancher, mais une peine inférieure, et il a développé son argumentation. Mais voilà que dans un journal local il a été écrit qu'il avait déclaré:

"Je ne requerrai pas cette peine plancher de quatre ans, car les magistrats ne sont pas les instruments du pouvoir. Ce n'est pas parce qu'un texte sort qu'il doit être appliqué sans discernement".

Le vice-procureur a démenti avoir tenu ces propos, ce qui a été confirmé par les personnes présentes dans la salle.

Le Ministère de la justice, apparemment à la seule lecture de ce journal et sans demander l'avis des personnes impliquées ou présentes dans la salle d'audience ni des autorités judiciaires locales, a tout de suite convoqué ce magistrat à Paris.

C'est inhabituel, car quand il est envisagé qu'un magistrat ait commis une faute, ce qui s'est produit dans d'autres situations et se produira encore, il lui est d'abord demandé de s'expliquer devant sa hiérarchie locale, qui procède à une enquête. Si elle l'estime utile, elle saisit ensuite les échelons supérieurs, jusqu'au ministère si les fautes commises sont graves... Insistons sur le fait que les pouvoirs des magistrats sont tels que toute faute délibérée et inexcusable doit être fermement sanctionnée de quelque façon que ce soit.

Mais surtout, ce qui est préoccupant, c'est que ce magistrat semble avoir uniquement utilisé les prérogatives que lui donne… la loi. Il existe en effet dans le code de procédure pénale un article 33 très important :

"Il [le magistrat du Parquet]est tenu de prendre des réquisitions écrites conformes aux instructions qui lui sont données (…). Il développe librement les observations orales qu'il croit convenables au bien de la justice."

Hiérarchiquement subordonné au ministère de la justice le procureur doit certes appliquer les instructions qu'il reçoit; mais dans toute affaire particulière, en tant que magistrat, il a le droit de s'exprimer de la façon qu'il estime la plus appropriée et la plus juste.

Chacun doit comprendre qu'il s'agit là non pas d'une protection du procureur, mais d'une protection essentielle des citoyens et notamment des prévenus. Ce que dit la loi, c'est qu'au moment de requérir une peine, un procureur ne doit faire que ce que sa conscience lui dicte, et non se contenter d'appliquer mécaniquement une instruction si elle lui paraît inappropriée.

A Nancy, non seulement le vice-procureur n'est pas allé à l'encontre d'une quelconque instruction de son procureur, mais, en invitant le tribunal à prononcer une peine inférieure à la peine plancher théoriquement applicable, il n'a –de nouveau- fait qu'appliquer… la loi voulue par le gouvernement et votée par le Parlement. Au demeurant, le tribunal correctionnel a été de son avis et aurait même prononcé une peine inférieure au fameux plancher.

Alors pourquoi une telle agitation au ministère en présence d'une situation locale tout à fait ordinaire? C'est bien cela qui inquiète les magistrats (les syndicats puis la conférence nationale des procureurs ont fait part dans des communiqués successifs de leur très grande inquiétude).

On ne peut s'empêcher de rapprocher cet événement des propos de la ministre de la justice qui, très récemment, énumérait les premiers tribunaux ayant condamné des prévenus aux peines-planchers. Serait-ce interdit de faire autrement et d'appliquer la nouvelle loi dans toutes ses dispositions, même les moins répressives?

Dès lors, sauf si une autre justification nous est proposée dans les heures ou les jours qui viennent, une seule explication vient à l'esprit, tellement inquiétante que l'on hésite à l'écrire: tout écart vis-à-vis de la doctrine gouvernementale apparaîtrait-il à nos dirigeants comme insupportable, et l'existence d'une justice qui n'exécute pas mécaniquement les volontés du pouvoir serait-elle considérée comme une ennemie qu'il faut faire rentrer dans le rang, y compris par la menace ou l'intimidation?

Le Ministère de la justice va-t-il demain convoquer les juges (les juges du siège, ceux qui prononcent les peines après les réquisitions du procureur et l'audition de la défense), pourtant constitutionnellement indépendants, s'ils ne jugent pas comme il faut et osent adapter leurs décisions en fonction des dossiers qui leur sont soumis en prenant leur distance avec les souhaits ou les humeurs des gouvernants?

Essayons de nous convaincre aujourd'hui qu'il ne s'agit que d'un mauvais rêve, et qu'il n'est pas prévu tout de suite de nous faire revenir un demi-siècle en arrière, au temps où l'indépendance de la justice n'était pour le pouvoir qu'une expression détestable

29.08.2007

Michel Rocard : « C’est une décision personnelle »

1d62b8f67843b28c20c9550b28165939.jpgAprès avoir été victime d'un accident cardio vasculaire au début de l'été , Michel Rocard est maintenant une nouvelle foi victime de son orgueil démesuré et de la haute estime qu'il a de lui même !

Si au début de sa carrière , comme leader du PSU , j'ai pu estimer l'homme notamment en 1968  allant même jusqu'à aller voter pour lui aux élections présidentielles de 1969 , comment peut on comprendre cette dérive d'un homme qui maintenant choisit une démarche personnelle !

Un Homme qui a été le premier secrétaire du parti socialiste peut il à ce point ignorer et mépriser les militants de ce parti !

Déjà au cours de la campagne présidentielle , il n'a pas hésité à critiquer la candidate choisie par les militants  allant jusqu'à lui demander de se retirer à son profit .

Mais plus grave , comment un homme de gauche peut il croire qu'il peut être utile à la droite sans trahir ses convictions .

L'action politique ne repose pas sur une trajectoire individuelle et le chemin que prend  Michel Rocard n'est pas celui qu'un homme de gauche .

Il pourra se souvenir que François Mitterand qu'il a souvent critiqué a su rester dans l'opposition de 1958 à 1981 et qu'il s'est efforcé de construire avec les militants les conditions de la victoire de la Gauche !

Comment le disait le Général De Gaulle , La vieillesse est vraiment un naufrage

M. Rocard n’a pas consulté ses « camarades » du Parti socialiste. « C’est une décision personnelle, en réponse à une proposition qui m’a surtout été formulée en tant qu’ancien premier ministre », souligne-t-il. M. Rocard a précisé qu’il a été sollicité directement par le ministre de l’éducation, Xavier Darcos. « Un homme réputé pour avoir des idées », a-t-il commenté. Enfin, il a indiqué avoir répondu positivement après s’être donné « une semaine pour réfléchir 

28.08.2007

SARKOZY VEUT JUGER LES FOUS

UNE HISTOIRE DE DINGUE

5664fba92999b4ca307959f77dd50540.jpgVOL AU DESSUS D'UN NID DE SARKO


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Doit-on traduire les criminels déclarés fous devant un tribunal ? Non, ce n'est pas une blague ou un sketch des Monty Python. Cette question insensée est sérieusement posée depuis vendredi dernier, jour choisi par Nicolas Sarkozy pour demander à Rachida Dati de réfléchir à une réforme de la procédure pénale. Le but : permettre un procès lorsque l'auteur d'un crime a été déclaré pénalement irresponsable. Une fois de plus, c'est dans l'émotion et en réaction à un fait divers que Nicolas Sarkozy envisage de réformer la loi.

 

La logique du coucou

Un procès juste, équitable et contradictoire pour juger les mabouls, l'idée n'est pas nouvelle. Au moyen-âge par exemple, le sort des "foldingues" se jouait devant les tribunaux de la Sainte Inquisition. La thérapie psychiatrique n'étant pas à l'époque ce qu'elle est de nos jours on considérait que les déments relevaient de la justice divine et de ses assesseurs : les funestes tribunaux de l'Eglise. Une ordalie par-ci, la Question par-là et on en arrivait fatalement à la conclusion que les fous étaient possédés par le malin. En conséquence on les brûlaient vifs.

27.08.2007

L'effet Sarkozy+ sur l'économie française a fait pschitt

0e7e4a09b48fd657455628145ff4e1a1.jpgSARKOZY NE FAIT PAS ENCORE DE MIRACLE !

La croissance française marque le pas

La croissance de l'économie française, déjà timide en début d'année, a marqué le pas au printemps, compliquant la tâche du gouvernement qui tablait sur une progression supérieure à 2,25% en 2007 pour contenir les déficits.

Après 0,5% de hausse au premier trimestre, le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,3% au deuxième, a annoncé mardi l'Institut national de la statistique (Insee) dans une première estimation, susceptible d'être révisée.

"L'effet Sarkozy sur l'économie française a fait pschitt", commente Alexander Law, du cabinet d'études Xerfi. Le chiffre est "décevant", pour Mathieu Kaiser (BNP Paribas), puisque inférieur de moitié aux prévisions de l'Insee et de la Banque de France.

Au vu de ces chiffres, il n'y a plus guère d'économistes pour parier, comme le gouvernement, sur une croissance comprise entre 2,25 et 2,5% sur l'ensemble de l'année.

"L'idée d'atteindre une croissance de 2,5% cette année relève du fantasme", assène Nicolas Bouzou, du cabinet d'études Asterès, jugeant que même un niveau de 2% "semble quasi inatteignable". Il est rejoint par Alexander Law, pour qui la croissance "tournera, au mieux, autour de 1,75% cette année". Plus optimiste, Mathieu Kaiser espère 2%.

La prévision de l'Insee, jusqu'ici de 2,1%, sera actualisée début octobre.

A Bercy, on tente de relativiser. Certes, le chiffre trimestriel "est moins bon que prévu", a-t-on concédé. Mais "le deuxième trimestre 2007 correspond à la période électorale, qui est traditionnellement une période d'attente", a-t-on fait valoir.

"Ce qui nous importe maintenant, c'est la croissance à venir", a-t-on ajouté, s'appuyant sur le dernier indicateur du climat des affaires. Après avoir progressé en juin, le moral des industriels français est en effet demeuré stable en juillet, "à un haut niveau", a souligné Eric Dubois, chef du département de la conjoncture de l'Insee.

C'est gênant, d'autant que les turbulences actuelles sur les marchés financiers pourraient conduire certains chefs d'entreprise à geler provisoirement des décisions d'investissement en attendant d'y voir plus clair", estime cet économiste.

Au deuxième trimestre, ces investissements, "composante la plus importante pour la croissance à long terme de l'économie", n'ont "même pas progressé", s'alarme Nicolas Bouzou, pour qui, "dans ce contexte, notre système productif ne peut que perdre en compétitivité". Et de souligner la mauvaise performance du commerce extérieur français, qui a amputé la croissance trimestrielle de 0,3 point.

Dans ces conditions, la tâche du gouvernement, qui s'est engagé à ramener fin 2007 à 2,4% du PIB le déficit public de la France (qui comprend celui de l'Etat, de la Sécurité sociale et des collectivités locales), s'annonce compliquée

Car une croissance nettement plus faible que prévu en 2007 pourrait se solder par de moindres rentrées fiscales et un déficit budgétaire accru. Le ministre du Budget et des Comptes publics, Eric Woerth, a déclaré à l'AFP n'avoir "aucune inquiétude" à ce sujet. "On a des recettes fiscales qui se tiennent bien et des dépenses qu'on maîtrise bien", a-t-il assuré.

On "pourrait bien reparler de la TVA sociale", glisse Nicolas Bouzou, en plaidant pour un "électrochoc qui aille au delà du sympathique mais limité paquet fiscal".

En résumé nous pouvons dire que l'effet Sarkozy a été fort profitable à ceux qui bénéficient d'une façon scandaleuse du bouclier fiscal!

Par contre pour la majorité des salariés , c'est un pouvoir d'achat en baisse , des dé remboursements pour la Sécurité sociale avec des dépassements d'honoraires allant pour des consultations jusqu'à plus de 60 euros et une franchise qui s'annonce pénalisant les malades et surtout ceux atteints d'une longue maladie !

Je crois que nos compatriotes qui sont satisfaits de l'effet Sarkozy n'ont pas encore réalisé la nature de la Politique voulue par leur Héros !

Le Président a promis

Dans une note récente , je trouvais scandaleux que le Président de la République , le premier ministre et la ministre des finances critiquent la décision du conseil constitutionnel mais plus grave qu'ils étudiaient le moyen de la détourner !

Je viens de lire sur le blog de Michèle Delaunay (élue député après avoir battu avec brio Alain Juppé) un texte qui mieux que moi analyse bien les positions de Nicolas Sarkozy sur ce problème.

Le Président a promis

J'ai été très choquée (j'avais envie d'écrire : écoeurée) de la présentation faite hier au journal de 19 h sur France-inter de la prise en compte de l'avis du conseil constitutionnel.

A aucun moment, n'a été évoqué ce que représente cet avis : la constitutionnalité d'un texte, que tout Président devrait connaitre, même alors qu'il n'est que candidat. Le principe de non rétro-activité des lois est connu jusque dans le grand public, et il relève du bon sens.

Sarkozy aurait du, non seulement prendre acte, mais reconnaitre que sa promesse avait été faite légèrement. Tout au contraire "Si vous regrettez que je ne tienne pas mes promesses, adressez-vous au Conseil constitutionnel".

Sous-entendu : c'est lui le fautif. Et c'est cet aspect que France-Inter a mis en avant. Heureusement ce bon Président qui nous est échu a promis que ce qui serait "économisé" par cette non défiscalisation, serait mis tout entier à défiscaliser plus encore et plus longtemps ceux qui avaient acquis leur bien depuis le vote de la loi.

Cette loi, telle qu'elle est édictée, est foncièrement injuste. Le principe d'incitation à la propriété, bon en soi, était contredit par la rétroactivité, puisque elle encourageait ceux qui avaient déjà acheté, et donc qui en avaient les moyens.

Plus gravement, elle ne s'adresse pas qu'aux seuls primo-accédants à la propriété, comme ce devrait être le cas, et comme notre groupe l'a ardemment soutenu à l'assemblée. Ainsi, si vous êtes déjà propriétaire d'un petit chateau coquet dont vous avez fait votre résidence principale, et que vous ne le trouviez pas tout à fait assez grand, c'est le moment d'en acheter un second : la défiscalisation vous concernera au même titre que celui qui rame pour acquérir un trois pièces en banlieue...

C'est la justice selon Sarko. Et que dire des 70% de Bordelais qui sont locataires de leur résidence principale, et pour la plupart très loin de pouvoir l'acquérir ?

Je reviens un instant à France-Inter : à la fin de ce journal, accablant de non-objectivité, une publicité pour un livre, co-édité par France-Inter : "Le Président a promis...Une France qui change". J'ai cru avoir mal compris, mais c'est bien cela, le commentaire l'a précisé : un livre, coédité par un organisme public d'information, sur toutes les bonnes choses promises par le Président et l'avenir radieux qui va avec.

A saisir, absolument ! Cela risque d'être bientôt un document pour l'histoire.

 
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